08/04/2017

Chroiniques new yorkaises: Pessah à New York

https://www.youtube.com/watch?v=TLzJ2VyIU5I

Chroniques New Yorkaises : Pessah à New York

 

Après près de sept heures et demi de vol sans encombre, le gros A  380 se pose délicatement sur la poste d’atterrissage de l’aéroport JFK. Il est près de minuit et demi à Paris mais tout juste dix huit heures trente sur place. Les formalités de débarquement sont expédiées heureusement sans trop de difficulté. Je rappelle qu’on vous photographie, on relève les empreintes digitales des deux mains. Bref, l’Amérique de Donald Trump ne badine pas avec la sécurité, c’était déjà le cas avec son prédécesseur qu’au fon, peu de gens regrettent vraiment.

 

J’avoue qu’à cette heure là je n’avais qu’une iodée en tete : rejoindre l’appartement de Sophie sur Madison. C’est seulement vers trois heures du matin que notre vœu sera exaucé. Après une nuit de sommeil largement réparateur, on voit la vie autrement. Et on sort se promener dans la ville pour prendre un petit déjeuner. Au 673 Madison Avenue, retenez bien ce numéro, il est un coffee shop, tenu par des Italiens où l’on s’assoit pour prendre son petiot déjeuner. Toutes les places autour d’une petite table sont prises, le directeur nous installe au bar. Tout auteur de nous, les New Yorkais se font servir ders omelettes, des  pancakes arrosées de sirop d’érable (quelle chance !) Moi, je me contente d’un double expresso, remarquable pour le lieu en question, et d’un gâteau. Je goute aussi le magnifique verre d’orange pressée.

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Ensuite, nous nous promenons tous les quatre. Il s’agit de visiter la ville tout en cherchant un supermarché cacher pour faire des emplettes pour la fête de Pessah. Mais cette ville est une ville juive et son tempérament est tout autre que celui de Paris. Tout d’abord, les gens sont cordiaux et souriants, j’en suis presque gêné car sur les bords de Seine, ce n’est pas toujours le cas.

 

Nous entrons dans une bijouterie pour regarder les belles montres et le vendeuse me demande d’où je viens. Je lui réponds de Partis. DET voila qu’elle me raconte y avoir passé deux jours la semaine dernière. Motif : elle se rendait dans l’île Saint Louis où son père Monsieur SALOMON avait survécu aux camps nazis, se rendant chez son oncle qui y résidait. M. Salmon vécut à Paris de 1947 à 1960.  Les autorités de police en France avaient mal noté son nom, ce qui fait qu’il conserva cette version en lieu et place de la précédente.

 

Nos pas nous guident ensuite vers le MOMA de NY mais à l’idée de faire un tour de près de deux heures, nous rebroussons chemin pour revenir à Madison… Le long du chemin, nous croisons de jeunes Afro-américains promenant les chiens de leurs riches patrons. Mais ce qui frappe le plus, ce s ont ces chiens que leurs propriétaires ont muni de chaussettes, oui de chaussettes, afin que ces braves bêtes ne souffrent point du froid.

 

Nous passons devant le Trump Tower qui est gigantesque. C’est impressionnant, mais une foule de touristes s’arrêtent pour prendre des photographies. Mais par terre, à même le sol, un homme étale des photos du visage de Trump qu’il affuble d’une moustache à la Hitler. Succès d’estime ou de curiosité garanti. L’Amérique et son second amendement !!

 

Après , je me rends dans une pizzeria tout près d’ici afin de gouter à une bonne pizza dont nous allons être privés durant une bonne huitaine de jours…  Le service est parfait, les serveurs aux petits soins, rien n’est laissé au hasard.

 

Le décalage horaire commence à se faire sentir… Surtout que les choses sérieuses commencent ce soir. Ce soir, le chabbat dinner se passe chez mon ami l’ambassadeur d’Allemagne auprès de l’ONU qui a réuni un certain nombre de collègues et de convives (Sophie et ses enfants) pour saluer notre passage. Nous irons aussi après la soirée du séder visiter avec lui tout l’immeuble de l’ONU, et notamment le lieu o ù se réunit le Conseil de sécurité.

 

Mais cela sera réservé à la chronique de demain car nous n’y sommes pas encore… En revanche, j’ai pu voir en grandeur nature les voitures de la police new yorkaise NYPD, cela m’a rappelé les séries américaines dont j’était si friand dans mes jeunes années.

 

Le temps passe vite et notre vie aussi. La suite sur ce dîner mémorable où j’évoquerai brièvement le sort du judaïsme allemand…

 

Maurice-Ruben HAYOUN

21/08/2008

IL Y A QUARANTE ANS, JOUR POUR JOUR, LES CHARS SOVIÉTIQUES ENVAHISSAIENT PRAGUE…

IL Y A QUARANTE ANS, JOUR POUR JOUR, LES CHARS SOVIÉTIQUES ENVAHISSAIENT PRAGUE…
    Est-ce que M. Poutine se souvenait de cette date anniversaire en envoyant ses chars punir sauvagement la petite Géorgie ? Probablement, mais cela ne l’a pas empêché d’agir dans la plus tradition du défunt empire soviétique…
    Il y a quarante ans, les chars soviétiques déferlaient en Tchécoslovaquie pour mettre fin au fameux printemps de Prague : que s’était-il pas passé ? Le jeune peuple de ce pays avait secoué le joug insupportable du parti communiste local, le plus rétrograde et le plus pointilleux de tous les pays de l’est ; un autre Comité Cenjtral avait été élu avec à sa tête le célèbre Alexandre Dubcek. Celui-ci se voulait un communiste réformateur et décida, de concert avec son peuple, d’œuvre dans ce sens. Il libéralisa l’information et desserra graduellement l’étau du PC soviétique. Les journalistes tchèques devaient attendre le feu vert de l’agence Tass avant de diffuser leurs propres nouvelles. Dubcek mit fin à tout cela. Leonid Brejnev qui était alors au pouvoir à Moscou subodorait l’hérésie et la contre-révolution dans cette affaire et commençait de faire pression sur Dubcek et ses amis. Celui-ci naviguait subtilement entre les différents écueils sans toutefois rassurer Moscou qui se débattait en pleine guerre froide : pour les Soviétiques, si Prague agissait ainsi, c’est parce que les USA étaient derrière et tiraient les ficelles.
    Les autres pays de l’est, et notamment la RDA de Walter Ulbricht, étaient fort inquiets. Les Allemands avaient massé à leur frontière avec la Tchécoslovaquie, deux puissantes divisions blindées, qui restèrent toutefois chez elle, Brejnev considérant que l’afflux de chars allemands à Prague rappelaient de très mauvais souvenirs (Hitler avait envahi le pays moins de trois décennies plus tôt.
    Alors que les Soviétiques rejetaient les menaces d’invasion end énonçant une désinformation impérialiste, les chars des pays dits frères envahirent le pays et ce 21 août 1968, Prague fourmillait de petits moujiks en uniforme. La suite se devine : une chape de plomb s’abattit sur le pays. Les Soviétiques avaient assassiné les espoirs d’un petit peuple.
    Aujourd’hui, ce pays est partie intégrante de l’Union Européenne et de l’OTAN.
    M. Poutine devrait méditer cette leçon de l’Histoire et s’engager sur une voie plus pacifique et plus généreuse.