25/09/2016

Obama osera t il se venger d'Israël

Obama osera t il se venger d'Israël?

Oui, c'est la crainte nourrie par les diplomates israéliens et par le Premier Ministre B. Netanyahou. Une fois l'élection présidentielle passée, rien ne liera plus les mains du président afro américain qui ne supporte pas du tout l'intransigeance réelle ou supposée du gouvernement de Jérusalem. La ruleur enfle: Obama serait capable, une fois l'élection acquise, de ne pas opposer son veto en cas de condamnation d'Israël par le conseil de sécurité de l'ONU. C'est plus qu'une rumeur tant le président US a mal vécu que son alter ego israélien se soit adressé au Congrès sans son accord. Il a aussi très mal vécu que Netanyahou fasse ainsi campagne contre lui et mobilise le lobby juif contre les démocrates.

Pour ma part, je ne crois pas qu'Obama le fera car il s'exposerait à la haine du lobby israélien à New York lequel lui fermerait toutes les portes lors de sa traversée du désert. Or l'américain est encore jeune et il lui faudra assurer son niveau de vie durant toutes ces années qui s'annoncent et les conférences à 100 000 dollars ne seraient pas nombreuses si'l se laissait aller à quelque acte incosidéré.

Cependant, on sait que le psychologie n'est pas la logique. C'est pourquoi les Israéliens ont déjà convaincu près de 80 élus qui ont écrit à Obama une lettre pour le mettre en garde.

Espérons que la sagesse l'eporetera.

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22/09/2016

La France en proie à une double difficulté: crise de la culture, crise de la civilisation…

Crise de la culture, crise de la civilisation en France

Sommes nous devenus trop vieux? Sommes nous devenus faibles? La France qui a colonisé victorieusement tant de continents, tant de peuple (que l'on soit ou non d'accord avec ce principe colonisateur) semble ployer sous le poids d'une histoire devenue un véritable fardeau encombrant: elle ne sait plus ce qu'elle est ni ce qu'elle veut. Les grands hommes d'Etat qui l'ont conduite il y a plus d'un demi siècle semblent faire partie d'une autre histoire, celle d'une époque où la France avait du courage, était animée d'une vision et porteuse d'un projet. Aujourd'hui, elle ne sait plus où elle va, elle est traversée par d'incroyables luttes intestines, peine à se redresser et ceux qui la gouvernent n'ont vraiment pas la stature nécessaire. Un exemple navrant mais incontestable: jadis, certains hommes politiques disaient dans leur biographie: ancien ministre de Léon Blum ou du général de Gaulle. Aujourd'hui, et ce depuis plus de quarante ans qui le dirait en se réclamant des anciens présidents de la république depuis Georges Pompidou? Personne.

La passion de la France, la volonté de servir, la foi en ce beau pays, tout ceci a disparu. Oh, ce n'est pas un accès soudain d'un manque de confiance ni une bouffée soudaine de pessimisme, c'est un constat peu exaltant, il est vrai.

Regardez cette campagne des primaires, scrutez les slogans et cherchez -vainement hélas- les programmes. Vous découvrirez sans peine que tout se réduit à une lutte presque désespérée pour sauvegarder ce qui reste de notre identité judéo-chrétienne. Les soubassements de notre socio-culture, les valeurs du judéo-christianisme nous font presque honte alors qu'elle sont parfaitement honorables. Pourquoi cette débandade? Pourquoi cette démission morale? Il faut se ressaisir

Dans son livre d'entretiens avec François Poirié, publié en 1986, Lévinas donne de l'Europe sa fameuse définition lapidaire: l'Europe, ce sont la Bible et les Grecs. Certes, les idéaux de l'un et de l'autre ne coïncident pas toujours, mais la naissance de l'esprit scientifique a fini par se rapprocher des exigences éthiques de notre culture judéo-chrétienne, faisant du Décalogue le fondement même de notre civilisation, la charte de l'humanité civilisée.

Alors, pourquoi cet effondrement, cette perte de confiance en soi, voire cette haine de soi, mise en avant par Théodore Lessing?

Une frange de la population française ou étrangère résidant sur notre sol a mis à mal toute notre culture: statut de la foi dans la société, tenue vestimentaire, consommation ou interdiction de consommer certaines viandes, de certaines boissons alcoolisées dans le pays où le vin fait partie de la culture, bref tous détails qui posent problème à l'une des plus belles et des plus fortes cultures au monde…

La politique porte une lourde responsabilité dans cette affaire. Au lieu de suivre, voire de précéder l'évolution des idées, ses représentants ont choisir d'opter pour la tactique en lieu et place de stratégie. Tous les matins que Dieu fait je scrute le discours politique des dirigeants de droite comme de gauche… le cœur chancelant! Le pire est que je ne vois pas de solution. Chacun ne sert que ses ambitions personnelles. Et puis il y a cette inflation du discours, qui est pire que l'inflation monétaire car elle masque mal un vide idéologique.. Aujourd'hui, on n'existe plus que par et dans les médias.

Quel est le plus grand défi lancé à la France? Le communautarisme? Peut-être, mais pas seulement lui, même s'il représente un redoutable cap à franchir.

Ce qui compte, c'est qu'en France une partie de la population ne gouverne plus contre l'autre qui pense autrement. Et il faut aussi se ressourcer, réinvestir les racines de notre culture et de notre civilisation. Nous en sommes encore très loin.

De quoi parlons nous ce matin dans les médias? D'Alstom, des rafales, etc…

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21/09/2016

L’identité française

L’identité française

Les récentes déclarations de l’ancien président de la république ont quelque peu bousculé les gens et les journalistes. Il a parlé des Gaulois, et il l’a fait dans un sens très précis. A un moment, où depuis des décennies, certains s’amusent à tourner en dérision l’image harmonieuse et légendaire de nos livres d’histoire, parlant des Gaulois comme de nos ancêtres à tous, il convenait de rétablir la situation. Chacun sait que nous ne sommes pas tous descendants des Gaulois, que cette vision est assimilable à ce que Platon dit de l’autochtonie des Grecs, dans La République : on fait croire aux Athéniens qu’ils ont été produits par la terre qu’ils habitent, qu’elle les a produits directement sans intermédiaire, qu’ils furent toujours les occupants de ce territoire… Platon reconnaît que ce pieux mensonge a une valeur pédagogique. Et il a raison, sauf quand il dit, de concert avec son disciple indépendant Aristote, que la civilisation s’arrête aux portes d’Athènes et qu’au-delà commence la barbarie. En revanche, face aux Grecs, les anciens prophètes d’Israël (Amos, Isaïe, etc) s’adressent même aux habitants des îles les plus lointaines, les plus reculées pour leur recommander d’adopter un comportement éthique ; en agissant de la sorte, ces prophètes ont créé le concept d’humanité historique, une humanité regroupée autour de certaines valeurs.

Mais revenons à nos ancêtres putatifs, les Gaulois. Dire qu’ils furent nos ancêtres, à nous Français de toutes races, de toutes couleurs et de toutes religions, signifie une filiation spirituelle. Comme lorsqu’on parle d’Abraham le patriarche. Avec sa descendance abrahamique, laquelle est nécessairement de nature spirituelle. Ce n’est pas par hasard que la Bible réserve la remise des tables de la Loi, la Tora, non point à Abraham, mais bien à Moïse, dont la stature, si éminente soit-elle, ne dépasse pas le cadre du peuple d’Israël, alors qu’Abraham touche, lui, l’humanité monothéiste dans son ensemble. Et lui est incomparablement supérieur.

Je n’ai jamais été choqué d’apprendre dans les livres d’histoire que les Gaulois étaient mes ancêtres, je l’ai toujours interprété comme je le dis, selon une filiation spirituelle. Etre descendant des Gaulois signifie pour moi, vivre à la française, accepter la loi de la laïcité, pratiquer la tolérance, accepter de faire partie de la nation française.

C’est la virulence d’un communautarisme qui relève effrontément la tête qui complique les choses ; car aujourd’hui l’idée de nation, grandiose et justement célébrée par Renan après la défait de 1870, a tendance à s’opposer à la notion d’identité, laquelle se sent menacée par l’irruption de pratiques incompatibles avec notre socio-culture : s’habiller comme on l’entend, considérer les femmes comme les hommes, refuser toute intolérance, traiter respectueusement autrui, accepter, comme le disait Levinas, l’altérité, la différence…

Renan disait que le christianisme a eu l’idée géniale d’élargir le sein d’Abraham ; ce qui signifie que ceux qui voulaient devenir les fils d’Abraham devaient en reprendre les valeurs et non pas leur en substituer d’autres.

C’est la même chose pour la République : elle a admet chez elle tous ses fils et toutes ses filles. A condition que tous se reconnaissent en ses valeurs.

Il ne suffit pas d’habiter en France, il faut y vivre, ce qui signifie s’identifier à son histoire. Et aux Gaulois !

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève du 21 septembre 2016.

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10/09/2016

Des voitures piégées au coeur de Paris?

Des voitures piégées au coeur de Paris...

En arabe, l'expression voiture piégée, pain quotidien des pays arabes en lutte contre Daesh (Irak, Syrie, Yémen, etc...) se dit : siyara moufakhakha! Un terme terrible qui coûte chaque fois qu'un tel véhicule explose en pleine rue, des dizaines de victimes. Et c'est ce que la Providence a évité à la population parisienne il y tout juste quelques jours.

Un trio infernal composé de jeunes femmes, toutes ou presque natives de notre pays se sont dressées contre la culture qui les a vu naître, pour la détruire et rendre le mal pour le bien. L'heure n'est plus aux tentatives de comprendre les motivations des ces apprenties terroristes qui voulaient semer la mort et la désolation dans la capitale française.

Cette action heureusement avortée augure très mal de la suite. D'abord, cet acte risque de faire des émules car la centrale terroriste, qui s'appuie sur l'internet et les messages cryptés, peut susciter d'autres vocations. Et sous peu, la prise de Mossoul et de Raqqa va faire le même effet qu'un coup de pied dans la fourmilière. Une dispersion du terrorisme islamiste sur toute la surface du globe.

Aucun pays, contenant une population arabo musulmane ne sera épargné. Nous ne disons pas que tous sont des terroristes mais la rapidité avec laquelle Daesh a convaincu de jeunes femmes à se retourner contre leur propre pays au nom de leur foi, ne laisse pas d'inquiéter. La France a déjà subi le contre coup des attentats de Nice qui firent plus de 80 morts et des dizaines de blessés. Le tourisme sur la Côte d'Azur et à Paris a fortement diminué, les journaux parlent de grands hôtels qui ont dû fermer des étages entiers et mis des personnels en chômage technique...

Or, selon le très prolixe procureur de Paris, les femmes en question visaient des gares parisiennes et de banlieues afin de commettre des tueries de masse. Le pédigrée, si j'ose dire, de ces femmes, est effraynat: toutes ou presque étaient liées avec des terroristes qui ont été tués ou arrêtés.

Que faire? Cette fois ci la Providence a étendu sa main protectrice sur la France: que D- la garde et la protège; mais la prochaine fois, s'il venait à se trouver des équipes plus professionnelles, plus aguerries, que se passera t il donc?

Il faudra enfin prendre le taureau par les cornes et traiter la question. Il en va de l'avenir du pays.

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08/09/2016

Au Proche Orient Poutine détrône Obama

Au Proche Orient Obama détrôné par Poutine

 

C'était largement prévisible: L'incompétence et l'ataraxie d'Obama ne pouvaient que stimuler l'appétit et l'énergie de Poutine qui, non content de s'être imposé en Syrie, se mêle désormais de rapprocher Israéliens et Palestiniens. Et tout porte à croire qu'il ne s'arrêtera pas là. Il pourrait aussi, par exemple, introduire des négociations secrètes entre Israël et son protégé syrien, Bachar, ce que Obama, entièrement discrédité, n'aurait jamais pu faire. Je me demande encore comment les Américains n'ont pu élire un tel personnage qui a tours dévié de sa ligne initiale.

Prenons le cas syrien, le plus emblématique: il n'est jamais allé jusqu'au bout et il a envoyé des troupes au compte goutte. Au fur et à mesure qu'il voyait que Poutine jetait toutes ses forces dans la bataille, il réagissait au lieu d'agir, comme l'aurait fait tout autre président US...

Il y a aussi l'exemple iranien où Obama a tranché à l'encontre de tous ses fidèles alliés du Proche Orient, Israël, l'Arabie et les régimes sunnites dits modérés.

Et il y aussi le lâchage de Moubarak en Egypte que les alliés arabes locaux n'ont pas oublié et n'oublierons jamais. Cette attitude préfigurait aux yeux de certains ce qui risquait de leur arriver en cas de crise grave.

Ils savaient avec certitude que l'allié US n'était guère fiable en cas de coup dur.

Donald Trump a bien des défauts mais avec lui au moins on sait où on va

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07/09/2016

La grâce supplante la loi; au sujet d'une compagnie de distribution d'eau, condamnée après des coupures

 

La Loi doit céder devant la Grâce,

Dans ma chasse aux bonnes nouvelles, si rares hélas par les temps qui courent, j'entends ce matin en buvant une tasse de café que des compagnies de distribution d'eau ont été condamnées avec versement de dommages et intérêts  pour avoir coupé l'eau à des familles impécunieuses, incapables de payer la note...

Certes, il ne faut pas croire que demain on rasera gratis, il ne faut pas croire, non plus, à l'angélisme de tous nos concitoyens, la nature humaine étant ce qu'elle est, il faut des lois et il importe de les respecter: donc, vive la justice française qui a rétabli les choses et rappelé que l'eau est un droit fondamental, inaliénable. On ne peut pas en priver des êtres humains.

Je ne me réjouis pas de cette condamnation mais je suis ému par le rappel d'un point de droit: l'eau  c'est la vie. D'ailleurs en hébreu, les deux termes EAU (Mayim) et VIE (Hayyim sont très proches et il existe un adage qui dit: l'eau c'est la vie!

Ce qui sépare la légalité de la légitimité n'est autre que l'éthique qui doit être rétablie dans sa dignité de philosophie première. Certes, aucune société humaine ne peut vivre ni subsister sans règle! Dans sa République, Platon souligne que même une association de malfaiteurs ou de brigands a besoin de respecter des règles pour maintenir un peu de cohésion. Faute de quoi, la bande se débande.

Comme la pensée européenne, c'est à la fois la Bible et les Grecs, et comme Rome a été l'héritière de l’hellénisme, je vais citer deux références, l'une au talmud et l'autre au droit romain, le père de tous les droits.

Un viticulteur embauche des ouvriers qui déplacent les fûts de vin d'un certain poids. Un tonneau leur glisse des mains et se fracasse au sol, rendant le dommage irréparable pour le viticulteur qui retient les gages des ouvriers lesquels jugent la mesure inique et portent l'affaire devant le tribunal.

La requête du patron est simple: les ouvriers sont responsables du dommage causé. Il ne veut pas assumer cette perte à lui seul, donc il retient leurs gages. Et il ajoute (pour son malheur): c'est la loi (DIN)!

Mais le tribunal n'est pas de cet avis. A la LOI il oppose (de manière très chrétienne) la GRÂCE. Il motive sa décision à l'aide de deux points humanitaires:

a) les ouvriers n'ont pas d'autres sources de revenus; comment vont ils assurer leur subsistance et celle de leurs proches, si l'on pratique la rétention du salaire?

b) ce fut un accident, la chute et le fracassement du tonneau de vin n'était pas d'intention première (pour parler comme Leibniz). Ils ne l'ont pas fait pour infliger sciemment un dommage à leur patron.

Dans son verdict, le tribunal retient la notion de Héséd grâce, ce qui correspond à la notion de gratia (ex mera gratia)

La référence latine n'est autre que l'adage bien connu: que la justice soit, le monde dût il en périr (fiat justitia pereat mundus). Dans son Philosophie du droit, Hegel atténue le propos: toute loi, toute législation veut assurer le bonheur des hommes, leur faciliter la vie…

C'est cela une bonne administration de la justice. Dommage pour les compagnies de distribution d'eau, mais bravo à la justice française.

Maurice-Ruben HAYOUN

Tribune de Genève du 7 septembre 2016

 

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05/09/2016

La cuisante défaire électorale de Madame Merkel: les réfugiés

La cuisante défaite électorale d'Angela Merkel...

C'était prévisible, la chancelière a fait violence au peuple allemand, pensant savoir mieux que quiconque où était était son bonheur et la bonne voie à suivre. La cinglante réponse des électeurs ne s'est pas fait attendre: elle passe en troisième position, après la SPG et surtout après l'Alternative für Deutschland.

On a dit et répété que Merkel son,geait surtout à combler le déficit des naissances dans son pays, menacé de marasme économique et financier puisque la dénatalité avance à grands pas. Merkel a cru trouver la panacée en accueillant ce million de réfugiés, vrais et faux, ouvrant largement lmes frontières, oubliant que par là même, elle mettait en danger l'Union Européenne dans son ensemble.

Elle s'est même arrogé le droit d'aller négocier avec M. Erdogan dont chacun connait la nature enflammée et imprévisible. Or, les Allemands n'aiment justement pas cette Unberechenbarkeit, cette impétuosité qui est intrinsèquement incompatible avec leur essence profonde. Et pourtant, elle a passé outre.

Les résultats ne sont pas fait attendre. Das blib nicht lange aus. Elle a eu la monnaie de sa pièce. Les dirigeants de son parti ne vont pas le lui pardonner. Quant à ses alliés du SPD au gouvernement, ils en tireront un grand bénéfice. Mais le plis grave est à venir: Merkel fera perdre les élections législatives et donc le pouvoir à ses amis.

C'est vraiment dommage car cette dame a un fort potnetiel (hochkarätig), elle l'a dilapidé sottement. Attendons de voir, mais c'est tout vu.

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04/09/2016

De la situation politique actuelle en France

De la situation politique actuelle en France

Le départ d'Emmanuel Macron, avant même le vote du budget ou du moins son adoption par le conseil des ministres laisse une impression d'impréparation et de confusion. Elle montre aussi l'état d'affaiblissement du président de la république. Jamais un président de la Ve république n'a été aussi isolé. Jamais, on n'a vu autant d'anciens ministres se liguer violemment contre celui qui les avait pourtant nommés au gouvernement.

L'homme parait seul, entouré par une poignée de fidèles qui lui doivent tout mais qui ne représentent guère les forces vives de la nation. Les sondages sont toujours en berne et une absence au premier tour est envisagée de manière lancinante. Certains fidèles du président dénoncent des manœuvres visant à l'invalider, à l'empêcher de se présenter. Tout ceci est inédit.

Mais le cas Macron est le plus grave: voici un jeune technicien de la finance, que personne ne connaissait il y a tout juste deux ans et que le président a tiré de l'anonymat qui se dresse contre lui, ne dissimule même pas ses ambitions et entend mettre un terme à la carrière politique de celui qui l'a fait connaître. On se souvent de la phrase pathétique du président lors d'une conférence de presse: Il (Macron) sait ce qu'il me doit…

Par ailleurs, la candidature de Macron aux élections présidentielles n'est plus qu'un secret de polichinelle. Il a réservé des bureaux à la tour Montparnasse qu'il a lui-même visités. Il a pris des contacts pour financer sa campagne mais il suit à la lettre un échéancier précis: démission du gouvernement, marginalisation de l'actuel président et pour finir annonce de sa candidature.

Mais le désordre et la cacophonie ne sont pas encore complets, il reste la réaction de Manuel Valls, mécontent de s'être fait la place par son rival de toujours. Va t il se laisser coiffer sur le poteau? Va t il lui aussi partir et faire acte de candidature?

Les pires incertitudes règnent François Hollande va t il vraiment se représenter, ne serait ce qu'à la primaire? Voyez les candidats de gauche qui tendent lui barrer le chemin: Mélenchon, Montebourg, Hamon, Duflot, Lienemann, sans oublier quelques marginaux qui viendront une situation qui est déjà incompréhensible.

Et il y a désormais Macron qui se veut au-dessus de tous les clivages. On prête au président actuel de redoutables capacités à tirer bénéfice même des situations les plus ambiguës; Je vaux bien, mais là c'est vraiment mission impossible, sauf sir…

 

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29/08/2016

Bacahr a la baraka

Bachar el Assad a vraiment la baraka

Il faut  le reconnaître car bien que Bachar se soit très mal conduit envers son propre peuple, bien que tous aient prédit sa chute imminente, il est toujours là, plus aucune défection de généraux n’est signalé et grâce à l’appui aérien et terrestre russe, ses troupes reconquièrent le territoire. Même l’Etat Islamique voit ses places fortes transformées en réduits assiégés qu’il est contraint d’évacuer, comme tout récemment Deraya.

On se souvient encore des exclamations ineptes de Laurent Fabius qui confondait diplomatie et incantations. Il pronostiquait un effondrement du régime, sans même envisager l’alliance militaire de Bachar avec la Russie. Bachar n’est pas i idiot que cela, il a choisi les bons alliés et la bonne stratégie. Aujourd’hui, par le jeu des alliances, même les USA le défendent sans le reconnaître vraiment mais dans les faits, ils sont devenus ses alliés objectifs.

L’Etat Islamique est en sursis. Même la Turquie qui était obnubilée par l’avancée de ses ennemis héréditaires kurdes attaque l’EI, ce qui allège considérablement la tâche de Bachar lui permettant ainsi qu’à ses alliés chiites libanais et iraniens de réduire à néant les djihadistes.

Pour cet ophtalmologue de formation, c’est une résurrection, car plus personne ne fait de son départ un préalable. Fabius parti, la France elle-même n’en parle plus. Les Turcs ont eu d’autres préoccupations avec ce coup d’état avorté. Les USA leur ont donné un os à ronger en stoppant les Kurdes à une distance respectueuse de ses frontières et permettant aux Turcs de mener une petite incursion en Syrie pour refouler les islamistes.

Pour me résumer correctement, le vent de l’histoire va dans le sens de Bachar. Il a vraiment la baraka : l’homme qui est partiellement responsable de la mort de près de 300. 000 personnes est toujours au pouvoir à Damas, son régime n’est plus menacé d’effondrement et les Russes et les Iraniens le soutiennent  efficacement.

 

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27/08/2016

Burkini, l'arrêté du Conseil d'Etat en France

Le burkini, la position du Conseil d'Etat

Il ne faut pas commettre de malentendu au sujet de la décision rendue par la haute juridiction administrative française au sujet de cette tenue musulmane ou islmaique radicale. Le conseil est là pour dire le droit pas pour arbitrer un duel que se livrent les partis olitiques opposés à l'islamisation du pays et les tenants d'une ligne politico-religieuse radicale.

Qu'on soit pour ou contre, on relève que les opposants à l'imigration massive et les partisans d'un arrachement sans faille à la tradition chrétienne du pays sont tombés dans un piège qui leur a été tendu.

Derrière l'affichage de sesconvictions philosophiques ou religieuses, il y a la volonté d'imposer sa propre tradition à un pays considéré comme la fille aînée de l'église. Certains se servent d'une laïcité qu'il rejette pour la défense de leurs droits. Mais en réalité, il tant de non dits dans cette affaire.

Le vrai débat est le suivant: avons nous affaire à une communauté nationale de la part des musulmans de ce pays ou à une simple communauté religieuse parmi tant d'autres, sans visée hégémonique ni volonté de domination et donc d'islmaisation du pays? C'est là tout le débat et c'est un point de friction qui risque de creuse un long et profond sillon dans la société française.

Seul le FN a nettement affiché ses préférences et annoncé la couleur. Et il commence à être massivement suivi. Certes, les attentats ont changé la donne et le regard que les Français de souche jettent sur cette nouvelle religion dans le pays n'est plus amical non même indiférent. Ils y voient une menace. Et là on doit ouvrir les yeux pour maintenirles règles de l'Etat de droit. Le problème est qu'on attend toujours une condamnation ferme des actes de violence contre la société française, contre les attentats. Et cela tarde à venir.

Plus qu'une loi, il faut un référendum sur la place de cette religion dans le pays. Il faut ouvrir un vrai débat et non pas se concentrer sur des émotions, certes légitimes, mais ne reposant pas sur des bases claires, rationnelles.

La France paie des décennies de laisser aller et de désintérêt. Il faut réagir sainement. Quand on a des convictions judéo_chrétiennes on se mobilise pour les défendre

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