27.01.2012
Le duel François Hollande / Alain Juppé
Le duel François Hollande / Alain Juppé
Il est probablement encore difficile de départager les deux débatteurs d’hier soir, mais on peut livrer un première appréciation, susceptible d’évoluer au fur et à mesure des réactions émanant des commentateurs spécialisés.
Il semble que François Hollande maintienne son statut provisoire de candidat favori dans l’opinion, dû au seul fait que Nicolas Sarkozy laisse encore pour quelques semaines le champ libre à son adversaire, car il veut présider le pays encore, purement et simplement.
Cependant, le chiffrage du programme socialiste et les vigoureuses réparties d’Alain Juppé ont tout de même placé son adversaire sur la défensive. On déplore un grand absent dans le programme économique du candidat du PS, c’est la croissance, les recettes pour la faire renaître et après, la stimuler et la fortifier.
Toutes les dépenses, et D- sait qu’il y en a, seraient, en cas de victoire de Fr. Hollande, financées par des ponctions, des redéploiements et des réaffectations. Pourquoi une telle méthode ? est-ce une attitude générale dictée par le réalisme, l’argent manquant de toutes parts, ou est-ce simplement une vieille habitude socialiste consistant à faire du social à tour de bras afin de glaner des suffrages ?
Comment peut-on espérer relever, redresser la France en taxant toujours plus ce que l’on nomme les riches, en fermant des niches fiscales, en supprimant la défiscalisation, en instaurant des taux d’imposition à la carte, etc… ?
On n’est plus en 1981. Cette époque là ressemble à un âge néolithique où l’interventionnisme, le dirigisme économique étaient de mise, avec un Parti Communiste surpuissant et sa courroie de transmission, la CGT, une redoutable centrale syndicale, déclenchant des grèves plus vite que la foudre…
Il est vrai que la société française souffre de plus en plus, et à des degrés divers, mais toujours réellement. Il est vrai qu’on aurait pu avoir d’autres mesures, mais il ne faut pas tout charger sur le dos d’un seul homme qui avait commencé son quinquennat sous le signe de «travailler plus pour gagner plus»… La crise mondiale en a décidé autrement.
Mais les deux courbes des intentions de vote ne vont pas tarder à se rapprocher et peut-être même à s’inverser. La France de 2012 doit faire face à des défis d’une autre dimension. Il faut des recettes nouvelles.
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26.01.2012
La ruine de l’Europe, la chute de l’Euro : retour au protectionnisme ?
La ruine de l’Europe, la chute de l’Euro : retour au protectionnisme ?
Sur ce continent, seules la Suisse et l’Allemagne tirent leur épingle du jeu.
La campagne présidentielle en France promet d’être plutôt morose. Au fond, aucun des candidats déjà déclarés n’apporte de remède miracle. Et lorsque Nicolas Sarkozy se déclarera, je doute qu’il puisse révolutionner la donne existante, au regard de la situation actuelle. On commence à avoir une petite idée du programme de François Hollande : il axe toute son action autour de la récupération de milliards soustraits à des niches fiscales ! Ce qui veut dire que même les masses populaires, incultes et peu ou prou formées, ne croient plus aux promesses gratuites. Tout le monde exige désormais de savoir quel sera le mode de financement. C’est une véritable révolution populaire qui signe bien l’état d’évolution de nos sociétés.
Un deuxième élément apparaît avec de plus en plus de netteté dans les consultations électorales, et ce, des deux côtés de l’Atlantique : même le Président Obama a insisté avant-hier sur la justice fiscale et l’idée que les riches doivent payer plus d’impôts que les pauvres et les moins aisés. Il est remarquable que cette préoccupation ait émergé dans des pays aussi différents que les USA et la France.
Ces classes moyennes dont nous faisons tous partie ont des contours très imprécis et les sondeurs arrivent difficilement à les cerner : à partir de quels revenus annuels en fait-on partie et à partir de quels revenus en sort-on, vers le haut ou vers le bas ? Difficile à dire…
Faut-il quitter l’Europe ? Ce serait une erreur gravissime . Faut-il saborder l’Euro ? Ce serait un suicide, ce serait foncer dans le vide en klaxonnant. Il faut, peut-être baisser le coût du travail et accepter enfin ce que personne n’ose nommer par son nom : une baisse du pouvoir d’achat des travailleurs non qualifiés et non diplômés. C’est affreux, mais je ne vois pas d’autre solution : la protection sociale ( indemnités de chômage, remboursement des médicaments et retraites à taux plein) est intenable à l’état actuel.
Il faut réapprendre le goût du travail et retrousser ses manches. Même les politiciens professionnels n’osent plus parler d’un avenir rose. C’est dire !
09:55 Publié dans La ruine de l’Europe, retour au protectionnisme ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.01.2012
Qui sera le prochain président de la République française ?
Qui sera le prochain président de la République française ?
Oui, qui sera donc le nouveau président de la République française ? Je pose la question au masculin, la candidate écologique n’ira pas jusqu’au bout et si elle venait à persister dans son projet initial, son score sera si faible qu’elle en perdrait toute crédibilité, à la fois pour elle (ce qui n’est pas une surprise) et pour son mouvement.
Je ne pense pas, non plus, que Marine le Pen serait en en situation pour l’emporter, même si elle faisait un bon score au premier tour. Par contre, il est hautement invraisemblable qu’elle devance Nicolas Sarkozy au premier tour, alors qu’ il n’est pas du tout exclu qu’elle l’emporte face au candidat socialiste qui caracole en tête des sondages tant que l’autre porte-avions (N.S) n’est pas encore sorti du port : Fr Hollande risque de s’effondrer lorsque N.S chargera ses armes et fera feu de toutes pièces. Son statut de président sortant lui interdit de passer immédiatement à l’attaque.
Que dire de François Bayrou ? Je note que son score a tendance à progresser au fur et à mesure que l’on se rapproche de la date du vote, mais qu’il ne transforme pas l’essai. Récemment, M. Field de LCI lui a posé la question suivante : avec qui seriez susceptible de gouverner en cas de victoire ? La réponse n’a pas été claire, le candidats centriste ayant évoqué l’existence d’une sensibilité centriste présente dans tous les partis représentés à l’Assemblée Nationale… Voire.
Et M. Mélenchon ? Il fera un score symbolique mais qui ne sera pas dérisoire car il tient un langage qui plaît aux couches les plus défavorisées de la population, notamment aux classes moyennes les plus exposées à la crise et donc menacées par un déclassement jugée insupportable. J’ai été surpris de voir et d’entendre l’assentiment de ces gens qui louent ce parler vrai et cette gouaille populaire et anti-élites…
Ce discours anti-élites me surprend et m’inquiète. Certes, plus que d’autres, je sais pour l’avoir personnellement subi, que les élites se reproduisent entre elles, veillent jalousement sur leurs privilèges et refusent de s’ouvrir à celles et à ceux qui n’ont pas suivi le même cursus ni opéré à travers les mêmes filières. C’est probablement un fait qui dure depuis trop longtemps et qui commence à froisser durablement et profondément les gens qui ne comprennent pas qu’il n’y ait pas plus de capillarité, de cooptation afin de donner sa chance à chacun et à renouveler les élites à l’aide d’un sang nouveau.
Toutefois, les critiques contre nos grandes écoles ou nos grands établissements (ENA, polytechnique, HEC etc…) sont aussi injustifiées lorsque la stigmatisation se fait globalisante et dépourvue de nuances. Donc excessive.
Roger Fauroux (qui partage mon engouement pour l’hébreu biblique) me disait un jour que si tous les énarques faisaient grève une seule journée, la France cesserait de fonctionner le jour dit… Il n’a pas tort, mais il faut aussi d’autres gens aux postes de responsabilités et dans les grands corps. Deux exemples parfaits : ni François Fillon (que j’admire) ni Nicolas Sarkozy (que j’ai toujours soutenu malgré son oubli de certaines promesses) ne sont d’anciens élèves de l’ENA… Un avocat d’affaires et un ancien assistant parlementaire dirigent la France. Ce qui prouve que le salut peut aussi venir d’ailleurs.
Un dernier point qui concentre les critiques et que même des diplomates européens en poste à Paris m’ont confié : la France, me disent-ils, n’a pas encore vraiment quitté la monarchie, tant le système de désignations et de nominations est opaque…
Enfin, j’en viens aux deux candidats les plus sérieux, Nicolas Sarkozy et François Hollande : Ce dernier a incontestablement réussi son premier meeting, même si les slogans et les recettes utilisés ce jour là sont d’un autre âge : on ne dit pas lors d’un tel meeting que son ennemi ou adversaire est le monde de la finance ! L’UMP s’est immédiatement engouffrée dans cette brèche et risque fort de mettre à mal le bon départ du candidat du PS.
Et Nicolas Sarkozy ? Selon moi, et sauf accident majeur (que je ne souhaite pas) il passera dès qu’il aura fait acte de candidature. Les mesures déjà préconisées par Fr Hollande n’ont pas encore été chiffrées et je pense que le duel de ce soir avec Alain Juppé, notre excellent ministre des affaires étrangères, devrait recentrer les sondages au bénéfice du candidat de la droite. Alain Juppé, c’est la force tranquille mariée à la solidité. Quel calme, quelle fermeté, quelle assurance ! Disparus ce ton cassant et cette arrogance qui indisposaient jadis gravement ses interlocuteurs.
Et il est heureux que Nicolas Sarkozy le laisse enfin faire.
La partie finale se jouera sur l’Europe, l’Euro et les conflits internationaux. Sur ces trois points, le président Sarkozy a toutes ses chances. Il lui faut simplement changer un peu son caractère, mieux écouter les personnalités les plus sages de son gouvernement (au premier rang desquels Fr. Fillon, Alain Juppé et Claude Guéant), et les choses devraient bien se passer.
En ces cinq années éprouvantes, il a beaucoup appris, mieux compris que la France était souvent ingouvernable et que l’esprit français obéit à des idiosyncrasies que l’homme politique, fût-il le plus doué ne saurait réformer.
Maurice-Ruben HAYOUN, professeur à l’UNI de Genève
Tribune de Genève du 25 janvier 2012.
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24.01.2012
Les raisons amers de la révolution égyptienne
Les raisons amers de la révolution égyptienne
Il y a dans les tout premiers chapitres du livre du prophète Isaïe (VIIIe avant JC) une allégorie que l’on pourrait sans peine appliquer à ce qui s’est passé hier au Caire, lors de la première session du nouveau parlement égyptien (majlis al-cha’ab) .
Le prophète Isaïe, dans sa volonté de stigmatiser l’attitude coupable de son peuple et sa désobéissance aux lois de D-, parle d’un veau vignoble que son propriétaire aurait nivelé, épierré, retourné dans tous le sens et enrichi à l’aide du meilleur engrais. Le tout pour y planter une vigne de prédilection. Mais voilà au lieu de donner des raisons sucrés et de bonne qualité, le propriétaire a eu droit à du verjus, c’est-à-dire à des raisins amers.
Le sens (nimchal) de cette allégorie (machal) est le suivant : D- a donné toutes les chances à son peuple afin qu’il ait une conduite irréprochable et voici qu’en dépit de cet inlassable labeur, le peuple déçoit considérablement son bienfaiteur.
C’est exactement ce qui vient de se passer en Egypte : avoir enduré plus de soixante ans de pouvoir sans partage de l’armée, seul corps organisé de la nation, avoir versé son sang en martyr, pour récolter un majlis où les islamistes barbus totalisent un peu moins de 5O% des sièges, où ces mêmes nouveaux élus modifient arbitrairement le serment de loyauté à la loi égyptienne (ajoutant qu’ils n’obéissent qu’à D-), où ils empêchent les collègues du parti libéral (celui de Hosni Moubarak) de présenter leur propre candidat… Beau début !
Que vont faire ces hommes qui siègent dans un hémicycle que le vrai pouvoir, aux mains de l’armée, a déserté ?
Les printemps arabes se sont dévoyés et je doute qu’on puisse en attendre quelque chose de prometteur. Ne faudrait-il pas plutôt se mettre au travail, redistribuer la manne nationale, lorsqu’elle existe ?
Mais surtout, tout ça pour en arriver la ? Déjà les Egyptiens redoutent toutes sortes de problèmes avec ces islamistes…
09:45 Publié dans Les raisons amers de la révolution égyptienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2012
Décision de la Ligue Arabe : Bachar a deux mois pour partir
Décision de la Ligue Arabe : Bachar a deux mois pour partir
Sous l’impulsion de son président qatari, la Ligue Arabe a surpris tout le monde par sa nette résolution de ne pas prendre de demi mesure : Bachar a donc deux mois pour transmettre ses pouvoirs à son vice-président qui devra veiller à la rédaction d’une nouvelle constitution, à mettre sur pied une assemblée constituante, prévoir des élections et composer un gouvernement d’Union nationale. Evidemment, de telles mesures sont inapplicables dans l’état actuel des choses, Bachar et son clan ne partiront jamais sans y être acculés par la force. Mais le Qatar n’a pas été suivi dans sa proposition d’envoi de troupes arabes en Syrie.
Le plus important, toutefois, c’est le signal envoyé par les Arabes. Ce signal était très attendu par le conseil de sécurité de l’ONU qui va se considérer saisi indirectement par ces mêmes Arabes. Le conflit intérieur syrien connaîtra donc dans les prochains jours une nouvelle phase dans son évolution, la Ligue Arabe ayant reconnu qu’aucun dialogue n’était plus possible entre Bachar et son clan, d’une part, et les insurgés de l’autre. Soit dit en passant : la Ligue se sépare aussi un peu des conclusion du général soudanais qui plaçait la responsabilité des troubles et des morts des deux côtés : gouvernement et insurgés, alors que la décision de la Ligue révise ce jugement et place clairement le clan Assad sur le banc des accusés. Cette évolution défavorable au gouvernement syrien était nettement perceptible dès samedi sur les médias arabes qui n’hésitaient plus à parler des troupes d’Assad (al-djich el assadi) et non plus d’armée nationale.
La réaction de Damas à cette préconisation n’a pas tardé : Bachar rejette les demandes de la Ligue et parle d’une ingérence grossière dans ses affaires intérieures.. Toute l’attention du monde se concentre sur la suite : que va-t-il se passer ? A peu près ceci : lâché par tous ou presque, les Russes étant les seuls à le soutenir avec, dans une moindre mesure, les Chinois, Bachar va accentuer la répression, provoquant sans doute une réaction musclée de l’ONU et des autres Arabes. Comme l’Iran va subir aujourd’hui à Bruxelles un flot de sanctions encore inégalées, il y a fort à parier que les deux réprouvés de la communauté internationale vont resserrer leurs liens, s’en traînant mutuellement dans leur chute.
On est entré dans la phase finale des deux régimes qui seront balayés avant la venue de l’été, surtout si les rumeurs de bombardements de l’Iran devaient s’avérer.
A moins que la sagesse finisse par l’emporter er dans ce cas, la fermeté aura payé. Pouvons nous l’espérer ? Pourquoi pas ?
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22.01.2012
omment la Syrie de Bachar manipule et oriente les observateurs de la ligue arabe…
Comment la Syrie de Bachar manipule et oriente les observateurs de la ligue arabe…
Dans un article paru en page intérieure du journal Le Monde daté d’hier, et repris d’ailleurs longuement dans la revue de presse de Al-Arabiya, hier samedi, on pouvait lire des détails effarants sur le comportement des autorités syriennes et aussi les agissements du général soudanais, chef de la mission des observateurs en Syrie.
L’article tourne autour du cas de l’observateur algérien, ancien officier de l’armée, reconverti dans le journalisme, l’un des deux seuls observateurs qui ne dépendent d’aucun gouvernement ni d’aucune administration.
Son témoignage est désastreux pour les autorités syriennes et contredit frontalement les déclarations et probablement aussi les conclusions du général soudanais, chargé de remettre un rapport à son autorité de tutelle, la Ligue Arabe.
L’observateur algérien parle de micros et de caméras installés dans les chambres d’hôtel des observateurs. Il a même vu des photos de lui-même, alors qu’il prenait une douche. Les services syriens font circuler dans les couloirs de l’ établissement des femmes, des prostituées probablement, afin de faire chanter les observateurs et les tenir.
Leurs téléphones portables et leurs fax sont surveillés. Les observateurs n’ont pas pu se déplacer librement et sont fortement encadrés. Lorsque l’Algérien a publiquement manifesté son opposition, il fut la cible de tirs, alors que son véhicule roulait vers Damas. Mais quelques heures plus tard, il se retrouvait à Doha, sur la plateau d’Al-Djazira où il a pu raconter son histoire.
Malheureusement, la Ligue arabe va prolonger la mission de ses observateurs en Syrie en en doublant le nombre. Ce n’est pas bien, ce n’est pas moral car depuis l’arrivée de ces observateurs, il y a eu environ 600 tués, selon les membres de l’opposition…
En outre, l’Iran et l’Irak envoient armes et munitions ainsi que de l’argent aux autorités syriennes. Dans ce cas, on s’oriente vers un scénario à l’iranienne : museler par tous les moyens l’opposition démocratique qui, désarmée, ne peut compter que sur elle-même. Et compter ses morts.
11:04 Publié dans Bachar manipule et oriente les observateurs de la | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.01.2012
Quatre soldats français tués par un taliban infiltré : la France doit-elle quitter l’Afghanistan ?
Quatre soldats français tués par un taliban infiltré : la France doit-elle quitter l’Afghanistan ?
L’assassinat de quatre soldats du contingent français des forces internationales, en action en Afghanistan, n’est pas le premier incident grave, ayant coûté la vie à des soldats occidentaux : il y a quelque temps 5 soldats britanniques avaient été lâchement assassinés dans des conditions presque similaires, suite à une altercation avec un Afghan, plutôt proche des Talibans. Est-ce un hasard ? Non, car les Talibans ont revendiqué l’attentat, reconnaissant avoir recruté ce soldat de l’armée afghane, retourné par leurs soins.
Horrifié, le président français a immédiatement dépêché sur place le ministre de la défense qui doit rendre un rapport dans les meilleurs délais. Selon ses conclusions, il sera décidé si les troupes restent ou si elles rentrent en métropole. A été aussi décidée la suspension de toutes les activités de soutien à cette armée qui ne sait même pas protéger ses instructeurs occidentaux.
Un hommage solennel sera rendu, je l’espère, à ces héros morts pour la défense de la civilisation et de la liberté. Une pensée sincère et profonde à leurs familles frappés par un si cruel deuil. Mais comment se prémunir contre de tels chevaux de Troie ?
Que pouvons nous en dire à l’heure actuelle ? C’est à l’armée afghane de scruter les origines de ses recrues et de mettre en place un système de renseignements en mesure d’approfondir ses investigations. Cela s’appelle dans nos démocraties : la sécurité militaire. Un exemple : lorsque l’Etat d’Israël a reçu plus d’un million et demi de juifs russes, Tsahal était conscient que le KGB avait bien infiltré dans le flot des immigrants quelques taupes et autres cellules dormantes pouvant être activées le moment venu. Or, en Israël tout le monde est astreint à un service militaire assez long. On fait donc très attention avant de confier aux uns et aux autres des tâches impliquant, à un haut niveau, la sécurité nationale. Les Afghans devraient s’en inspirer.
Les autorités afghanes n’ont pas tort de dire qu’un retrait prématuré de la France sous le feu serait interprété par l’ennemi comme une victoire, voire un encouragement. Et il équivaudrait à un affaiblissement de la position des Occidentaux. Rappelez vous Beyrouth lorsque les armées occidentales avaient dû quitter le Liban suite à des attentats suicides qui firent des dizaines de morts dans leurs rangs…
Mais dans ce cas, il faudrait peut-être battre un peu notre coulpe : un soldat, et nous le disons la mort dans l’âme et le cœur chancelant, court toujours le risque de mourir de mort violente et de ne pas faire de vieux os. C’est horrible, c’est triste, mais c’est ainsi. Et les peuples primaires ou moralement sous développés ou simplement fanatiques le savent et usent de cette arme indigne et déshonorante (style attentats suicides) car ils savent que les Occidentaux veulent des guerres avec zéro mort.
Ce serait même, dit-on, l’origine de l’interjection O.K. qui signifierait alors zero Killed, zéro mort… A la suite d’opérations militaires, cette inscription figurait sur un tableau noir de la salle de presse.
Tout un programme ! On l’a vu avec l’intervention en Libye où ne fut engagée que la force aérienne, même si certains commandos de marine furent discrètement envoyés sur place pour guider les avions.
Alors, que faire ? LA France a déjà perdu 82 soldats sur place. Un important personnage de l’Etat me confiait il y a deux ou trois ans, que la défense de la liberté en Europe et dans le monde occidental en général, commence à Kaboul, avant-poste de nos valeurs contre la tyrannie et la barbarie…
Dans ce cas, il faut rester. Coûte que coûte, car, si l’on part, les terroristes viendront encore plus près de nous…
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20.01.2012
Iran-Israël : le compte à rebours a commencé…
Iran-Israël : le compte à rebours a commencé…
C’est la lecture du journal Le Monde en date d’aujourd’hui, le 20 janvier qui m’incite à revenir sur cette épineuse question. La diplomatie française qui a visiblement inspiré toute cette page 3 du Monde insiste sur la nécessité de mettre immédiatement en application les mesures de rétorsion économique contre l’Iran (pétrole, banque centrale, interdiction de ventes d’armes etc…) afin de mettre le régime des Mollahs devant l’alternative suivante= ou bien ils tiennent à la survie de leur régime et abandonnent le nucléaire militaire ou bien ils tiennent au nucléaire et là c’est la guerre économique, suivie, probablement, de la guerre tout court.
Pourquoi ce soudain emballement de la diplomatie française ? Les milieux informés seraient persuadés de l’imminence de frappes israéliennes particulièrement violentes, ce qui déstabiliserait la région encore un peu plus, alors qu’elle n’en a guère besoin. Différents indices concordants mènent vers une telle conclusion.
Tout d’abord, le discours faussement placide du ministre Ehoud Barack qui souligne que la ligne rouge serait franchie si l’on évacue le combustible vers la nouvelle centrale enterrée dans la montagne… Le deuxième indice est le report des manœuvres militaire israélo-américaines assez gigantesques prévues pour les prochaines semaines et que l’on a remis à plus tard pour des raisons budgétaires… La fin mot de l’histoire serait en fait le transport sur place d’une formidable armada US afin de contrer les représailles iraniennes contre l’Etat hébreu .
Il y a aussi quantité de faits troublants en Iran qui s’apparentent nettement à une sorte de préparation du terrain. Tout le monde f ait semblant de croire à une attaque aérienne massive menée classiquement par des chasseurs bombardiers qui regagneraient tranquillement leurs bases ou leurs porte avions… Sans être un fin stratège, je doute fort de ce scénario. En revanche, il y a tant d’autres moyens qui ont déjà été mis en œuvre ; sabotages de silos de missiles balistiques, introduction de commandos à partir du Kurdistan irakien, emploi d’opposants au régime, notamment les Moudjahidin et autres opposants qui rêvent de se débarrasser du régime actuel, exfiltrations de savants et parfois même attentats contre ces mêmes scientifiques… Tous ces événements se déroulent en Iran, parfois même au cœur de Téhéran ou dans d’autres capitales où des généraux ont disparu avec leurs familles.
Le journal Le Monde ajoutait que les chambres américaines avaient voté à l’unanimité comme un seul homme pour des sanctions très dures alors que le camp républicain réclame à cor et à cri une sévère correction de l’Iran, ce que le Pr Obama hésite à faire ne voulant pas risquer sa réélection… Le problème est qu’il n’est pas sûr du tout de la réaction israélienne qui n’a pas pour habitude de remettre sa sécurité entre les mains d’un allié, fût-il le grand frère US.
Il semble que la diplomatie française ait bien –jaugé la situation : l’Occident ne tolérera pas un Iran des Mollahs avec du nucléaire. Ce sera l’un ou l’autre. Si les Mollahs avaient la sagesse d’abandonner le nucléaire, ils sauveraient leur régime et assureraient leur survie pour quelque temps encore. S’ils jouent avec l’instinct de survie d’Israël, ils pourraient bien tout perdre…
Sauront-ils mesurer les enjeux ? La religion ne fait jamais bon ménage avec la politique. Dieu règle les choses du Ciel et les hommes doivent avoir les pieds sur terre.
19:35 Publié dans Iran-Israël : le compte à rebours a commencé… | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2012
Le 75e anniversaire de l’orchestre philharmonique d’Israël
Le 75e anniversaire de l’orchestre philharmonique d’Israël
Hier soir, tout à fait par hasard, j’ai vu sur ARTE une émission remarquable consacrée à cet anniversaire marquant de l’orchestre philharmonique d’Israël. Quelle histoire, quelle épopée ! En 1936, voire même un peu avant, on assiste à des recherches de la part de juifs sionistes, en vue de faire venu en Palestine mandataire des pianistes et des solistes juifs pour constituer ce grand ensemble musical désormais célèbre dans le monde entier.
On a vu la participation de Leonard Cohen, d’Isaac Stern et, surtout, de Toscanini, venu dans ces années là, manifester, auprès de ses amis juifs, son refus du fascisme et du national-socialisme. On a vu aussi des survivants de cette épopée raconter comment, avant la venue du célèbre chef italien, tout l’orchestre constitué d’hommes et de femmes venus de tous les coins du monde, devait répéter dans un immense hangar du port de Tel-Aviv !
Mais ce n’est pas tout : le jour de la proclamation de l’indépendance du nouvel état d’Israël, il fallut jouer l’hymne national, la Tikwah, devant Ben Gouruon et les membres l’exécutif dans le musée de Tel Aviv.
Les plus anciens racontent aussi que Bernstein et quelques autres ont tenu à se transporter à Beershéva qui venait d’être libérée afin de jouer devant les soldats qui s’étaient battus pour la conquête de cette cité du sud d’Israël.
Et on a aussi écouté l’interview de Daniel Barenboïm qui semblait déplorer la surreprésentation des juifs russes dans l’orchestre : pour y entrer, dit le célèbre maestro, il faut être russe ! Ce qui modifie quelque peu même le son et la résonance de cet orchestre.
Je n’ai pu m’empêcher de penser à un violent pamphlet signé par Wagner, Les juifs et la musique où la grande figure de Bayreuth enrageait de voir les virtuoses juifs gagner en célébrité et en influence.
Mais tout cela est du passé, un passé révolu. Il faudrait qu’aujourd’hui la musique unisse et rapproche ceux qui sont éloignés.
08:29 Publié dans Le 75e anniversaire de l’orchestre philharmonique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2012
Réception hier à Paris à l’Ambassade d’Allemagne en l’honneur de Plantu, le célèbre caricaturiste du journal Le Monde
Réception hier à Paris à l’Ambassade d’Allemagne en l’honneur de Plantu, le célèbre caricaturiste du journal Le Monde
J’avoue avoir hésité avant de décider de me rendre à l’invitation de l’Ambassadeur R. SCHÄFERS pour honorer l’œuvre de Plantu, l’homme qui résume en quelques coups de crayon les meilleurs éditoriaux (ou les moins bons) du journal Le Monde.
Le public était bien choisi, des ministres, des hommes politiques, des élus enfin des journalistes, des grands patrons (dont Jean-Louis Beffa avec lequel j’ai longuement parlé)… Bref, le tout Paris se retrouvait pour rendre un hommage mérité à l’œuvre d’un homme qui a déjà exposé ses dessins à Berlin et prochainement aussi à Düsseldorf.
Tout en jugeant incontestable le talent de l’artiste, j’avoue qu’il est un peu comme le bon vin : il se bonifie avec l’âge. Et surtout l’association Cartooning for peace lui a permis de se recentrer et de ne pas suivre aveuglément les tendances assez regrettables du journal Le Monde, concernant certains conflits hérités du XXe siècle.
C’est vrai que quelques oups de crayon peuvent en dire bien plus qu’une page entière écrite en petits caractères dans un journal sérieux. Mais parfois la caricature a tendance à forcer le trait quand ce ne serait que pour retenir l’attention. Ce sont les risques du métier.
09:32 Publié dans Hommage rendu à PLANTU du Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2012
Les conséquences de la parte par la France de son triple AAA
Les conséquences de la parte par la France de son triple AAA
Quand on dit que nos ancêtres les Gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête, on pense aux réactions dramatisées à l’extrême, depuis cet affreux vendredi 13 au cours duquel le coq gaulois aurait perdu l’une de ses plus belles plumes.
Les cercles gouvernementaux ont commencé par encaisser le coup, une sorte de léthargie en résultat et c’est seulement le lendemain que le Premier Ministre français a relevé le gant, assignant à la nouvelle l’importance qui lui revenait, ni plus ni moins.
De son côté, le candidat de l’opposition a tenté de tirer le plus de profit possible de cette affaire, tout en spécifiant que l’affaire ne l’enchantait guère, mais qu’elle plaçait son adversaire dans une posture délicate…
Et quiconque écoutait la radio ou regardait la télévision dans l’Hexagone ou en Suisse, avait l’impression que le ciel était tombé sur la tête d es Français.
Voyons la chose avec le sang froid qui s’impose : cela fait 30 ou 40 ans que les habitants de l’Hexagone vivent au-dessus de leurs moyens : trop de dépenses sociales, pas assez de travail, trop de vacances, trop de dettes, bref trop de vie à crédit. Et ces syndicats qui n’arrêtent de demander des augmentations et des congés… Un beau jour (ou plutôt un mauvais jour) on doit bien faire les comptes…
Et ces comptes ne sont pas roses car ils font apparaître que la France doit dévaluer d’environ 15% si elle n’avait pas l’Euro. C’est dire.
Allez donc demander au salarié français (quand il a du travail) de renoncer à cette somme à la fin du mois.
On a trop souvent confondu égalité et égalitarisme. Il faut retrousser ses manches et travailler. Les vacances, cela vient après.
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15.01.2012
Existe-t-il un rapport entre la Syrie et la Birmanie ?
Existe-t-il un rapport entre la Syrie et la Birmanie ?
Oui, c’est l’idée qui vient à l’esprit en regardant la visite du ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, lors de sa rencontre avec la célèbre opposante birmane, qui a décidé, après tant d’années en résidence surveillée , de saluer la libération de prisonniers de premier plan,et de participer aux prochaines élections législatives …
Comme en Syrie, mais moins sauvagement, c’est un clan de généraux qui accapare le pouvoir depuis plusieurs décennies. Comme en Syrie, il y a eu un soulèvement conduit par des moines bouddhistes, d’où le nom de révolution safran, par allusion à la couleur de la robe des jeunes religieux qui ont sacrifié leur vie pour faire plier les généraux, sourds, des années durant à tous les appels et surtout forts du soutien d’une Chine qui semble faire sa spécialité du soutien aux régimes dictatoriaux, comme dans le cas syrien. Alors que l’autre soutien à la Syrie la Russie, semble hésiter et suit désormais un cours en zigzag : d’un côté on envisage le vote d’une résolution à l’OUNU, et de l’autre on envoie tonte une escadre faire relâche dans le port militaire de Lattaquié…
La Birmanie reçoit un ministre français, mais bientôt ce sera le tour des Américains, même si Madame Hilary Clinton a déjà visité la célébré opposante birmane. Donc, les pressions peuvent avoir une certaine efficacité, tardive mais incontestable puisque la situation n’est plus ce qu’elle était il y a quelques mois…
Pouvons nous à présent transférer ce raisonnement et cet espoir au cas syrien ? On cherche des éléments susceptibles de donner quelque espoir à une issue pacifique de la crise syrienne.
Dans l’état actuel, on ne voit rien de bon , car l’optimisme naturel ne saurait confiner à la naïveté… N’oublions pas le cas de Hama au début des années quatre-vingts avec ses dizaines de milliers de morts, entouré d’un silence, à la fois pesant et criminel : Hafez el Assad est mort dans son lit et son frère Rifa’at n’a jamais été inquiété qu’il se soit trouvé à Damas, à Genève ou à Paris…
Le clan au pouvoir en Syrie sait qu’il a tué trop de gens pour pouvoir espérer le moindre dialogue national dont les Arabes sont si généralement friands pour surmonter des crises. Les ponts sont rompus, tout dialogue est impossible : la seule chose qu‘on espère éviter, ce sont les 10.000 morts… C’est peut-être ce que recherche la remuante diplomatie qatarie qui préconise, depuis hier, d’envoyer des soldats de la Ligue arabe à défaut d’observateurs qui ont écoué dans leur mission. Ce fut une erreur d’envoyer des observateurs. Les opposants syriens l’ont dit en français sur France 24 : la présence des observateurs (morakabbin) n’a pas empêché l’accroissement vertigineux des victimes : les soldats du régime n’ont pas hésité à ouvrir le feu en direction d’observateurs, coiffés de casquettes blanches et revêtus de dossards phosphorescents…
On doute que les membres de la L.A. suivent le petite émirat qatari dans cette voie, en revanche, on ne peut saluer le courage de l’Emir A Thani car le régime syrien n’ayant pas pour habitude de se montrer clément envers ses adversaires. Souvenez vous de l’ambassadeur français Delamare…
La vraie solution pour empêcher la poursuite de l’effusion de sang et chasser le clan du dictateur est d’instaurer une zone d’exclusion aérienne à la frontière turque ou, mieux, à la frontière israélienne car Tsahal a les moyens militaires de la faire respecter. Ainsi, et si l’opposition syrienne, dit vrai, des divisions entières de l’armée pourraient faire défection et se diriger vers cette ligne et cette zone, assurés de ne pas être pulvérisées par l’armée de l’air loyaliste… N’oubliez pas la mémoire des peuples de la région : les Arabes se souviennent de la volte-face US du président Bush père lorsqu’il incita les Chi’ites à se révolter pour les abandonner ensuite à leur triste sort qui devint alors tragique et désespéré : ils furent massacrés par les blindés de Saddam… Les soldats syriens qui rêvent de faire de faire défection ne veulent pas subir le même sort et on les comprend.
Dans la mesure où l’opposition syrienne est vraiment au fait de ce qui se passe au sein de l’armée syrienne que le clan Assad tien pour le moment bien en main, la proposition qatarie est peut-être la solution.
Mais une chose est sûre et certaine : le massacre a assez duré et le régime n’a fait aucune ouverture sérieuse. Après autant de morts, surtout civils, on ne peut plus se parler. Ce serait donner une prime aux dictateurs du monde entier.
Est ce que l’exemple birman est probant ? A d’autres, de plus experts que nous de juger..
13:24 Publié dans Existe-t-il un rapport entre la Syrie et la Birman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2012
La France perd son triple A
La France perd son triple A
A l’évidence, le gouvernement français a mal géré sa communication en envoyant le ministre de l’économie et des finances annoncer cette sombre nouvelle à la télévision. Certes, ce n’est pas de sa faute, mais il eût fallu plus de force de conviction, d’esprit d’entraînement et d’enthousiasme pour redonner aux Français un peu d’allant et de confiance ne soi. François Fillon aurait mieux fait l’affaire, mais peut-être se réserve-t-il pour une allocution ultérieure.
Mais le plus grave se situe en amont : il fallait dire aux habitants de ce pays que depuis plus de trente ans leur pouvoir d’achat, sans cesse grandissant, n’était pas gagné, c’est-à-dire ne reflétait pas la richesse réelle de leur pays, mais qu’il était emprunté (au sens propre du terme) et artificiel. Les plus anciens parmi nous se souviennent du courageux Raymonde Barre lorsqu’il supprima l’échelle mobile des salaires, suscitant une incroyable levée de boucliers. Et plus proche de nous, le gouvernement de Nicolas Sarkozy, faisant face à d’innombrables grèves pour imposer (je dis bien imposer) une bien timide réforme des retraites.
Qui aura le courage de dire la vérité aux Français ? Surtout en cette période de campagne électorale ? Faudra-t-il entonner une sombre élégie, un peu comme David apprenant la mort de Saül et de Jonathan sur le champ de bataille de Guilboé, ou, au contraire, agir comme un homme, prendre le taureau par les cornes, retrousser ses manches et se mettre enfin au travail, au lieu de continuer à tout attendre d’un Etat-Providence (Welfare state) que l’on transforme en Ersatz de parents, même quand on n’a plus l’âge de se comporter comme des enfants ?
Dans l’un de ses livres, l’actuel chef de l’Etat se targuait (et je n’ai pas de raison d’en douter) de savoir transformer toutes les épreuves en forces, c’est-à-dire faire face, relever le défi, explorer de nouvelles voies et surtout dire la vérité aux Français.
Les économistes les plus sérieux mais aussi les plus pessimistes sont d’avis que les Français vivent largement au-dessus de leurs moyens, à hauteur d’environ 15% ! Rendez vous compte : si quelqu’un gagne un salaire moyen brut de € 5000, la mesure de rétablissement le ramènerait à € 4250. Je doute que les gens acceptent, surtout s’il gagnent €2000, car cela les ramènerait à € 1700 !
Pour un pays comme la France, le premier à avoir fait une révolution en Europe, le seul à avoir osé décapiter un roi de droit divin,, ce serait la fin de tout.
Le problème est que le traitement économique et financier de la crise profonde que nous traversons n’est pas suffisant, il faut un accompagnement social et politique. Or, de telles mesures édulcoreront fortement le pouvoir curatif de la potion.
Je ne voudrais pas passer pour le thuriféraire de l’Allemagne (qu’on m’accuse régulièrement d’encenser, c’est le cas de le dire, dans tous mes articles) mais il faut bien reconnaître qu’elle récolte les fruits des réformes faites par Gerhard Schröder… Un socialiste ! Mais un socialiste allemand ! Le PS, quant à lui, n’a que deux recettes : taxer les riches pour lever des fonds qu’il allouera ensuite généreusement à ses partisans afin qu’ils continuent de voter pour lui.
Mais ne cédons pas à la sinistrose ambiante : si le pouvoir sait enfin réagir courageusement, il peut retourner la situation en sa faveur : mettre le peuple français devant ses responsabilités, lui expliquer la nécessité d’une cure, d’une meilleure gestion de la Sécurité Sociale et lui expliquer enfin qu’égalité ne signifie pas égalitarisme.
Y parviendra-t-il ? Dans l’état actuel, il est permis d’en douter.
10:04 Publié dans La France perd son triple A | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.01.2012
le programme économique de Marine Le Pen
le programme économique de Marine Le Pen
Comme chacun sait, l’économie n’est pas ma spécialité, mais hier en fin d’après-midi, j’ai suivi, par hasard, l’heure d’interviewe de Marine par Michel Field sur LCI. Il s’agit du programme économique de la candidate du FN. Je me suis alors demandé quel effet une telle présentation pouvait avoir sur l’électeur moyen que nous sommes tous. Et ce matin, voici qu’on annonce une avancée (de trois points) de la candidate qui fait le plein dans le couches populaires, jadis acquises au PC, lequel a totalement disparu des écrans radar, nonobstant les allégations de ses dirigeants actuels…
Comment faut-il interpréter ces résultats, en dehors de tout esprit partisan ou de toute opinion préconçue ? Même si certaines options générales (refus de l’Euro) semblent assez irréalisâtes, le programme, aux yeux des non-initiés, paraît cohérent. : l’inversion du flux migratoires, la réduction des visas d’entrée de 200.000 à 10.000, ces mesures semblent séduire la population française puisqu’elle semble en favoriser l’application en optant pour Marine. Marine a énoncé ce que coûtent les immigrés au pays et le journaliste a eu beau tenter de souligner ce qu’ils rapportaient à la France, il n’est pas arrivé à ébranler la démonstration de la candidate. L’observateur extérieur, incompétent par nature, ne peut pas les départager, mais il est incontestable que Marine a marqué des points. La même chose vaut du sujet de la criminalité et de l’insécurité… La plupart des citoyens, notamment dans les banlieues, devenues aux yeux de certains, des zones de non droit, en sont convaincus et demandent une reprise en main.
Il y a aussi la réduction des dépenses de sécurité sociale, l’opinio communis étant persuadée que les immigrés en profitent trop et que le déficit disparaîtrait s’i l’on y mettait bon ordre… Est ce vrai ? Aux experts de juger.
Il y a aussi cette réduction des mauvaises dépenses, de la gabegie réelle ou supposée de l’Etat : Marine a énoncé des réductions qui ramèneraient des milliards : est-ce vrai ? Je l’ignore.
Mais ce qui frappe le plus, c’est le retrait de l’Euro, et sur ce point précis, la candidate du FN semble avoir légèrement modifié sa position car elle ne rejette plus l’Euro purement et simplement puisqu’elle prône le rétablissement d’un panier de monnaies nationales qui seraient cotées les unes vis à vis des autres dans une sorte d’ECU, ce qui laisserait, selon elle, un peu de souveraineté nationale monétaire aux Etats, sans pour autant éradiquer la notion même de monnaie commune.
Mais la belle blonde ne nous dit pas comment renégocier la dette, comment résorber les déficits, alors que ces sommes colossales sont adossées à l’Euro. Comment évaluer, j’ose dire dévaluer, ces sommes, car, et elle le sait, sitôt sortie de la zone Euro, la France serait contrainte de dévaluer… Vous vous souvenez du serpent monétaire européen ?
On peut comprendre les hésitations des Français qui ne croient plus en les grands partis et risquent de donner leurs voix à des partis non traditionnels. En gros, les sondages montrent que les Français sont tentés par les mesures préconisées par Marine (rejet des étrangers, repli sur soi, réduction drastique des déficits, rétablissement sans faille de la sécurité, reprise en main des banlieues, etc)… toutes mesures ayant trait au rétablissement d’un certain type de vie dans l’Hexagone..
Est- ce normal, est-ce légitime ? Du point de vue d’une majorité de Français, fortement touchés par la crise, la réponse est positive. Attendons pour voir.
10:15 Publié dans le programme économique de Marine Le Pen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.01.2012
La guerre de l’ombre contre l’Iran se poursuit…
La guerre de l’ombre contre l’Iran se poursuit…
Depuis hier, c’est un nouvel expert nucléaire iranien qui est victime d’un attentat en plein Téhéran. Les autorités iraniennes ont aussitôt accusé la CIA et le Mossad, mais en réalité, les Mollahs d’Iran ont mis tout le monde entier contre eux : tous les Occidentaux et même certains Arabes qui ne veulent plus entendre parler des Chi’ites, encore moins de chi’ites possesseurs de la bombe atomique.
L’article du Figaro de ce jour, en page 6, illustre bien la nouvelle guerre de l’ombre que mènent tous ces services contre l’Iran des Mollahs et dresse un parallèle intéressant avec ce quie st arrivé à L’osirak de Saddam Hussein…
Mais ce qui est le plus frappant, outre le fait de pouvoir agir impunément en plein Téhéran, c’est la déclaration du général israélien Gantz, chef d’Etat-major de son pays, qui assure que l’année 2012 en Iran sera jalonnée d’événements fort inhabituels.
L’article rappelle que les Iraniens ne savent toujours pas comment a été détruite leur base de missiles balistiques… Ils ne savent pas plus comment le second virus (après nuxnell) a pu s’infiltrer dans les ordinateurs de la centrale de Natanz et causer tant de dégâts : c’est que la CIA et Tsahal disposent de fortes puissances attelées à ces projets.
Enfin, il y a le Kurdistan irakien d’où le Mossad infiltre tant d’agents et de saboteurs qui s’occupent de retarder le programme iranien. On peut donc dire que la guerre de l’ombre se poursuit de plus belle, avec une similitude étonnante avec ce qui était arrivé aux savants irakiens du nucléaire.
Est ce que cela va dissuader l’actuel leader iranien ? C’est peu probable. Ce qui veut dire que toutes ces actions clandestines vont se poursuivre. En plus de la guerre économique sans merci (bancaire et pétrolière) qui commence le 27 janvier à Bruxelles.
20:26 Publié dans La guerre de l’ombre contre l’Iran se poursuit… | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La situation en Syrie et l’échec de la médiation arabe
La situation en Syrie et l’échec de la médiation arabe
La Ligue arabe a échoué en Syrie ; d’une part, des soupçons graves pèsent sur la taure même du général dirigeant les observateurs sur place, et en plus l’un de ses membres vient de claquer la porte et veut rentrer chez lui :; c’est le délégué algérien qui trouve inqualifiable l’attitude des forces d Bachar dans la ville de Homs, bastion et foyer de la révolte.
Le régime est loin d’être à terre. Il est, certes, affaibli mais il n’est pas vaincu, loin de là. Même les Arabes les plus critiques à son égard et qui rêvaient de sa disparition, tempèrent leur attitude : les Etats du Golfe ne réclament plus posément le départ de Bachar et même la Turquie se modère puisque le bouillant Erdogan a mis un bémol à ses critiques. Pourtant, le flot des réfugiés grossit chaque jour d’avantage.. Encouragé par ce revirement, Bachar a prononcé un discours près d’une heure et demi et s’est présenté dans la foule de ses partisans à Damas, même si à quelques kilomètres de là, les manifestant réclamaient son départ.
Qu’attend le monde civilisé pour réagir ? Attendons nous que le nombre de morts atteigne les dix mille ? ON est hélas en chemin vers ce chiffre. Et hier, c’est sous l’effet d’un obus de mortier qu’un journaliste français de France 2 est mort à Homs. Rendez vous compte ! Au mortier, dans une ville où résident près d’un million de civils, de femmes et d’enfants.
Il faudra bien que Le Conseil de sécurité s’occupe du dossier, la Ligue arabe ayant manifestement fait preuve d’esprit timoré, d’irrésolution et d’impuissance. Pendant ce temps, le peuple syrien souffre.
19:30 Publié dans La situation en Syrie et l’échec de la médiation a | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.01.2012
La traque des anciens Nazis et le jugement de Klaus Barbie, hier soir sur France2
La traque des anciens Nazis et le jugement de Klaus Barbie, hier soir sur France2
C’était inimaginable, quand on y pense ! Tous ces criminerls nazis qui ont tenté de fuir leurs responsabilités qui, à l’exception du Feldmarschall Keitel, ont tenté de s’esquiver et d’échapper à un juste châtiment, la mort par pendaison, ordonnée par les juges du tribunal de Nuremberg.
Chaque fois que je suis un tel programme, je me demande comment cela a pu être possible. Et surtout dans le cas de Klaus Barbie, le chef des tortionnaires de la Gestapo de Lyon, un homme qui a pu bénéficier de quarante années de vie paisible avec sa famille, loin de cette Europe où il avait commis tant de crimes contre l’humanité. Nous adressons des félicitations, posthumes , hélas, car il est mort il y a un mois, au journaliste Ladislas de Hoyos, le premier à avoir interviewé Barbie à La Paz et à l’avoir piégé. C’était incroyable : on voit comment le journaliste fait parler en français un allemand naturalisé bolivien, alors que ce dernier prétend n’avoir jamais mis les pieds en France, ni même à Lyon.
L’Amérique du sud s’est hélas illustrée dans cet hébergement des anciens Nazis (mais elle ne fut pas la seule, les pays arabes du Proche Orient, la Syrie, notamment, et l’Egypte l’ont fait aussi), et ces derniers, comme Klaus Barbie, ont pu accéder aux plus hautes positions. Ce qui renforça leur impunité, par exemple le général Banzer de Bolivie ne répondant pas à la demande d’extradition présentée par le président Georges Pompidou…
Je connais l’un des résistants juifs torturés par Barbie, il s’agit de M. Marcel Stourdzé dont le propre frère le rabbin Samuel Stourdzé fut fusillé par les Nazis. Marcel m’a souvent raconté comment Barbie lui parlait. Sie sind ein Terrorist und obendrein ein Jude ! (Vous êtes un terroriste et par dessus le marché, un juif). A ce moment là, Marcel portait un monocle qui vola en éclats sous les coups et les gifles du tortionnaire.
Mais le témoignage le plus poignant et le plus insupportable fut celui d’une vieille dame juive d’origine allemande dont Barbie avait tué deux de ses enfants : à la barre des témoins, elle hurla sa douleur et ne cacha pas son indignation en voyant que le tortionnaire de ses enfants martyrisés était encore en vie…
C’est au tristement célèbre maître Vergès qu’échut le douteux privilège de défendre l’indéfendable. Songez, il osa même demander à Marcel comment il pouvait être sûr qu’il s’agissait bien de Barbie… Parfois, la fonction d’avocat suscite en moi des sentiments plutôt mêlés… Barbie dit quelques phrases affreuses du genre : c’était la guerre, j’ai combattu durement les résistants que je respecte, mais c’était la guerre et la guerre, dit-il avec un cynisme consommé, est finie… Comme si cela pouvait passer l’éponge sur de tels actes innommables !
Ce fut la première fois que la France jugeait un criminel pour crimes contre l’humanité lesquels sont, comme vous savez, imprescriptibles.
La seconde émission parlait de la traque des Nazis et tourna à la gloire des époux Klarsfeld qui se sont acquis un indiscutable mérite dans cette affaire. Mais l’homme qui a vraiment changé le cours des choses fut le viennois Simon Wiesenthal qui fut moins médiatisé mais redoutablement plus efficace. N’y voyez aucune restriction ni sous entendu, mais simplement un fait historique, absolument vérifiable.
En somme, il fallait voir ces deux émissions, ce fut presque un devoir de piété historique.
09:50 Publié dans La traque des anciens Nazis et le jugement de Klau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.01.2012
La crise avec l’Iran
La crise avec l’Iran
Cette fois-ci, seul un miracle peut éviter une violente confrontation entre l’Iran et les puissances occidentales, à la tête desquelles se trouve les USA dont la Vie flotte s’apprête à repousser les prétentions iraniennes de fermeture du Détroit d’Ormuz. Mais pourquoi donc l’Iran des Mollahs s’entête-t-il à ce point ? Pourquoi cherche-t-il une confrontation qui lui coûtera très cher ?
On se pose la question et de plus en plus on se dit que c’est le mouvement des Gardiens de la Révolution qui a mis la main sur tous les rouages de l’exécutif en Iran qui pratique son sport favori : la fuite en avant.
Comment oser réduire ou limiter les mouvements de la flotte de guerre US en Méditerranée alors qu’on ne dispose pas du tout des moyens nécessaires pour y arriver ? Et surtout pourquoi franchir la limite permise pour l’enrichissement de l’uranium, au delà des 20%, seuil que l’on ne dépasse que si l’on a des objectifs réellement militaires ?
Aurons nous atteint le point de non-retour ? Espérons que non. Mais les faits sont là : dans quelques jours, fin janvier, l’UE, les USA et le Canada n’achèteront plus de gaz ni de pétrole iraniens, ce qui représente 70% des revenus des Mollahs. Par ailleurs, on se prépare à geler les avoirs de la banque centrale iranienne et à en restreindre sévèrement les mouvements.. Ce sera une véritable guerre économique, c’est-à-dire le prélude à la guerre tout court.
Et cette fois ci, les Iraniens ne pourront plus pratiquer le jeu qu’ils pratiquent depuis plus de 9 ans avec les instances internationales. Leurs amis syriens sont sur la défensive, l’Irak en pleine déliquescence et le Hezbollah libanais incapable d’agir car Israël le châtiera terriblement et il ne pourra plus être ravitaillé…
Le Président Obama franchira-t-il le pas ? C’est plus que probable, car sa crédibilité est en jeu. De plus, il faut compter avec les monarchies pétrolières du Golfe qui seraient colonisées et satellises de fait si l’Iran des Mollahs devenait une puissance nucléaire. Au moindre froncement de sourcils des maîtres de Téhéran, les cheikhs se soumettraient.. Restent Israël, les USA et l’UE qui ne manqueront pas de réagir. Et même l’Egypte des généraux fait cause commune avec les USA.
Si les Mollahs veulent sauver leur régime et le reste, ils devraient mieux contrôler l’actuel président de leur pays qui en est réduit à visiter quelques petits Etats d’Amérique du sud qui croient narguer leur puissant voisin américain en le recevant…
15:59 Publié dans La crise avec l’Iran | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.01.2012
La Syrie aujourd’hui, après les massacres…
La Syrie aujourd’hui, après les massacres…
Les amis de la Syrie de Bachar ont réussi à imposer leur point de vue : en l’occurrence, le Liban, l’Algérie et l’Irak, ont empêché la Ligue Arabe de condamner le régime syrien qui tue et continue de tuer ses citoyens. Pourtant, chacun sait que les mois ou les semaines de ce régime sont comptés. Il ne pourra plus se maintenir à l’intérieur, en raison des massacres, et à l’extérieur il n’a plus de soutien, car même le Liban, l’Irak, l‘Iran et l’Algérie qui continuent de l’assister, sont eux mêmes menacés par la vague de contestation frappant les pays arabes depuis près d’un an…
Ce qui est fort dangereux pour le régime actuel, c’est que le chef de l’armée syrienne libre a publiquement appelé à l’internationalisation, ce qui signifie en clair la saisine de l’ONU et l’intervention d’armées étrangères. On s’y achemine lentement. Déjà, les puissances hosties à la Syrie parlent de s’en référer à l’ONU afin de bénéficier de ses conseils éclairés en matière de protection des droits de l’homme et des minorités opprimées. Par ailleurs, la Russie semble prendre ses distances et serait en quête d’un général syrien apte à prendre la relève et à permettre à Bachar et à ses affidés de quitter le pays. On parle même d’offre d’asile… Reste la Chine qui ne pourra pas faire cavalier seul bien longtemps. La Russie qui connaît bien l’armée syrienne détient quelques cartes majeures et pourrait faire discrètement pencher la balance.
Mais que se passera-t-il après ? Le Proche Orient connaîtra encore une vague de troubles et de conflits. L’Irak va encore connaître des troubles interethniques et les USA l’ont opportunément quitté par ne pas y être mêlés. L’Iran joue un jeu dangereux et les Sunnites voudront prendre leur autonomie, quant aux Kurdes, cela fait longtemps qu’ils jouissent d’une large autonomie, assurent leur propre sécurité et ne veulent pas livrer leur Vice Président, El Hachemi à la justice de M. Nouri el Maliki…
Un récent éditorial du journal Le Monde livrait une analyse du chaos apocalyptique qui nous attend au Proche Orient : une Syrie en déliquescence, un Irak en voie de démembrement, une Egypte qui ne se remet pas de l’après-Moubarak, un Liban dominé par le Hezbollah et un Iran condamné à l’aventurisme et à la fuite en avant…
Dans tout ce spectacle affligeant, seul Israël demeure une valeur sûre et démocratique. Il y a quelques leçons à en tirer si l’on s’avise enfin de voir les choses calmement et lucidement. Cela arrivera-t--il un jour ?
09:26 Publié dans La Syrie aujourd’hui, après les massacres… | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2012
SONDAGES : SARKOZY REMONTE DACE A HOLLANDE ET A MARINE
SONDAGES : SARKOZY REMONTE DACE A HOLLANDE ET A MARINE
Commenter les sondages, c’est comme souffler des bulles de savon, elles disparaissent aussitôt après avoir été vues. C’est le lot de tous les sondages, même si leur valeur prédictive est absolument incontestable. Seulement, voilà, comme toute chose existant dans notre bas monde, ils peuvent se tromper. Cependant, il y a, au-delà des épiphénomènes, un indice, devenu une véritable tendance, qui ne trompe pas. C’est la remontée, lente mais inexorable, de Nicolas Sarkozy qui se rapproche du candidat socialiste chaque jour un peu plus. On pourrait parier qu’avant la fin de ce mois de janvier, le président aura rattrapé, voire dépassé son rival socialiste.
Comment s’explique l’évolution des deux courbes ? Nous laissons Marine de côté puisque, sauf tremblement de terre, elle n’a pas vraiment de possibilité de détrôner l’un des deux poids lourds de l’élection.
François Hollande est, à son corps défendant, parti trop tôt, en raison des primaires socialistes : comme toute armée qui prend l’initiative, il a marqué des points qu’il peine à conserver pour des raisons objectives : son programme n’est pas encore connu et le président fait campagne sans être encore candidat. Les stratèges socialistes ont un peu tardé à comprendre ce piège et l’ayant enfin identifié, ils repoussent la publication du programme de leur candidat afin de ne pas prêter le flanc à la critique. La position est fine mais difficile à tenir car l’UMP réclame à cor et à cri le programme et a beau jeu de dénoncer l’avancée factice de Fr Hollande dans les intentions de vote.
Et du côté de Nicolas Sarkozy, comment voit-on les choses ? Il semble qu’on a pris la bonne mesure : sans être officiellement candidat, Nicolas Sarkozy a lancé une quantité de réformes qui l’aident à ré-occpuer le terrain, d’où sa remontée lente mais constante dans les sondages. On sent ici que des experts élyséens sont à la manœuvre. Il y a cependant un problème de nature strictement psychologique : pour quelle raison le Français moyen ressent-il à l’égard de N/.S. une certaine détestation, même si cela est largement injustifié ? Je ne trouve pas de réponse logique à cette question…
Mais ce qui frappe dans le premier sondage où les resserrements se produisent, c’est qu’au second tour Fr Hollande l’emporterait. C’est assez illogique. Mais c’est de la politique.
11:06 Publié dans SONDAGES : SARKOZY REMONTE DACE A HOLLANDE ET A MA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




