25/06/2016

Les suites du Brexit

Les suites du Brexit

Je note avec une certaine surprise le fait suivant : les philosophes recommandent une chose avant tout le reste : savoir dominer, maîtriser sa émotivité. Quid, qu’est ce à dire ? Ne pas être le jouet de ses émotions, remplacer le sentiment, l’émotion par une réaction fondée sur la saine raison. Ce n’est pas à la porté de tous et c’est ce que nous vivons depuis avant-hier. C’est seulement ce matin que la gueule de bois s’estompe, que les vapeurs de l’ivresse du 23 juin disparaissent. Rien ne va changer dans l’immédiat ; le Royaume Uni va continuer a recevoir sa subvention de l’Europe et à verser sa côte part ; les parlementaires européens britanniques continueront à siéger et il faudra presque deux ans pour couper les liens institutionnels existants. En outre, une fois le coup de massue disparu, on se rend compte, en relisant bien, ce fameux article 50 du traité que l’Etat démissionnaire peut réintégrer l’Union Europe et qui lui faudra pour cela reprendre le chemin d’une toute nouvelle demande d’admission. Dans l’intervalle, les langues se délient et de nouvelles initiatives apparaissent, des plus fantaisistes aux plus sérieuses. Cent mille signataires demandent au musulman maire de Londres de faire sortir la capitale britannique du cadre souverain du royaume (bien désuni désormais) tandis que d’autres, plus sérieux sont plus de six cents mille a demander un nouveau scrutin. D’autres, enfin, dénoncent les mensonges des partis anti UE pour capter les suffrages des électeurs. Il ne faut pas céder à la panique, en revanche, les changements vont se produire, là où on les attend les moins. Un mot, cependant, pour condamner l’attitude de ceux qui sont en pleine déconfiture politique mais qui entendent se relancer politiquement à la faveur de la crise européenne. Ils s’agitent, voyagent, reçoivent à tour de bras, brassent de l’air, mais en vain car les choses effectives se passent à Berlin : comment voulez vous avoir voix au chapitre quand vous êtes mal assurés au sein de l’Euro, quand le chômage augmente, que vous sombrez dans les sondages ? On connaît les défauts de l’Europe réunie sous la bannière allemande, mais on connaît aussi ses avantages. Sans le grand voisin d’outre-Rhin, l’Euro aurait disparu depuis belle lurette. Les partis populistes ou simplement de gauche dénoncent l’Europe de l’austérité, de l’ultra libéralisme mais s’ils arrivaient au pouvoir l’économie sombrerait et la crise financière ferait des ravages. Les pays de l’est européen le savent et ils sont dépendants de l’Europe, mais d’autres continuent à se bercer d’illusions. Même les Grecs qui ont été sévèrement punis ne pensent pas pouvoir tirer profit de la situation pour renégocier je ne sais quoi. L’Europe doit serrer les rangs. En revanche, les dirigeants actuels à Bruxelles devraient partir. Ils ont failli sur toute la ligne.

Mais revenons un instant sur les conséquences au sein même de la Grande Bretagne. A terme, les électeurs ont voté pour la fin programmée du Royaume Uni. La première leçon à tirer est que les îles britanniques ne sont plus unies entre elles. Les uns veulent rester en Europe, les autres ne sont plus heureux d’y être. On parle déjà de velléités d’indépendance, de séparation, de désunion. Au fond, de Gaulle avait raison face à Churchill qui optait pour le grand large et non pour l’Europe.

Selon nous, les Britanniques n’ont pas rejeté l’Europe, mais seulement l’Union européenne avec ses eurocrates, sa tyrannie, sa volonté de tout réglementer, de tout contrôler et qui en sont aujourd’hui pour leurs frais. Cela faisait longtemps que les braises couvaient sous les cendres. Rendez vous compte : ces pantins de Bruxelles qui entendaient imposer aux Etats européens des réfugiés syriens, afghans et irakiens dont ils ne voulaient pas. C’est le monde à l’envers. Et qui voulaient imposer des sanctions financières aux réclacitrants.

On dit que la nuit porte conseil. Le temps a besoin de temps pour faire son œuvre. Le temps passe vite et les peuples finissent par retrouver leurs esprits. Les Anglais disent, I did not have my wits about me : je n’avais pas toute ma tête.

C’est le cas de le dire. Attendons et ayons ce que le grand Hegel appelait la patience du concept pour déjouer la ruse de l’Histoire.

Maurice-Ruben HAYOUN in La Tribune de Genève du 26 juin 2016

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24/06/2016

Le brexit

Le brexit

Me culpa, mea maxima culpa ! Je me suis trompé en présidant le succès du in et du remain. Oh, je ne serai pas le seul, mais tout de même.
Ainsi donc, nos amis britanniques nous quittent, ils rejoignent l’insularité séculaire de leurs ancêtres, au lieu de continuer à construire l’Europe avec nous. Depuis ce matin tôt, au réveil, j’avais la gueule de bois : que des commentaires sur les conséquences de ce vote inattendu. Mais tournons nous vers l’avenir. Que va y il se passer ? D’abord et j’y tiens beaucoup, les Britanniques restent nos amis et nos alliés, nous continuerons à aller chez eux et eux à venir chez nous. Nous les informerons des menaces terroristes pesant sur eux et ils en feront de même pour nous. Il faut aussi battre notre coulpe : cette Europe ne convenait pas. Les eurocrates de Bruxelles se mêlaient de tout et de rien à la fois, ils exerçaient sur ces pauvres British une tutelle des plus pesantes. Et une chose m’a frappé ce matin : tous ces gens simples qui s’estimaient envahis par des réfugiés arabo-musulmans, par ces Polonais adeptes du tourisme social, pratiquant le dumping etc… Il fallait y mettre fin et que fit Bruxelles ? Elle tenta d’imposer un quota de réfugiés, et menaçait de lourdes sanctions financières les récalcitrants . En fait, c’est la commission européenne de Bruxelles qui a provoqué le Brexit et qui en est responsable. Le problème maintenant va être de gérer la suite ; Que vont faire le Danemark et la Grèce, sans même parler de l’Espagne et du Portugal ? Que va faire l’Allemagne qui va être au centre de toutes critiques avec la politique d’austérité et d’équilibre budgétaire ? Que va faire la Pologne ? Bref, un effondrement général est à craindre. Est ce que l’on va rénover l’Europe en profondeur ou proposer de simples rustines ? Si c’est la seconde possibilité qui s’avère alors adieu l’Europe !

Il faut une certaine légitimité renouvelée pour s’attaquer à ce chantier. Les gouvernants actuels l’ont ils ? C’est toute la question comme dirait Hamlet

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23/06/2016

Désaccord gouvermental ou dyarchie au sommet ?

Désaccord gouvermental ou dyarchie au sommet ?

Les atermoiements ou plus proprement les tergiversations (se retourner de temps en temps tout en avançant) du gouvernement au sujet de la manifestation de ce jour trahissent une ligne de fracture au sommet de l’Etat. Il s’agit de désaccords sur la manière d’apporter une ou des solutions à ce projet dit loi travail qui a été vidé de son contenu positif et paralyse depuis lors la vie de la nation.

Voyons ce qui a bien pu se passer et les conséquences pour l’avenir immédiat. Apparemment, le premier ministre n’a pas bien senti le pays, il a trop souvent confondu autorité et autoritarisme, détermination et entêtement. Dès le début, au lieu de mieux faire connaître le contenu de la loi travail, il s’est contenté de dire sa détermination : j’irai jusqu’au bout, clamait-il partout, au lieu de mettre en avant les bons points de la loi et il y en a. A la place d’un souci pédagogique, dont les Français sont si friands, M. Valls a donné l’impression (fausse ?) de vouloir passer en force. Il a ensuite misé sur le pourrissement de la situation, joué le temps pensant naïvement que celui-ci jouait en sa faveur. Le résultat n’a pas tardé : il a été marginalisé par le ministre de l’intérieur soutenu ou inspiré par le chef de l’Etat.

Evidemment, l’exécutif dément ce déroulé et le discours du Premier Ministre à l’Assemblée a tenté de recadrer la situation. Rien n’y a fait ; les commentateurs insistent, depuis hier, sur ce point : Manuel Valls a été presque désavoué par le président de la République qui n’a pas du tout la même approche. Il y a dans ces deux hommes deux sensibilités largement différentes, l’un veut montrer qu’il est là, qu’il tient la barre et ne recule jamais, et juge que ce pays risque de sombrer si on le réforme pas en profondeur. Il n’a pas entièrement tort, mais comme l’indique un vieux proverbe oriental : quand on gouverne, ce qui compte, ce n’est pas d’avoir raison, c’est de faire preuve de sagesse… Le président, lui, a fait de la temporisation, un art et un mode de gouvernement.

Le fait que dans la même journée, que dis-je, en quelques heures, le gouvernement ait fait un virage à 180° ne restera pas sans conséquence. Ce qui m’a frappé ce matin, c’est le nombre de députés socialistes, non fractionnistes et non frondeurs, qui mettaient en cause l’attitude du chef du gouvernement. Que va t il se passer ?

Un journaliste ami d’Outre-Rhin pense même que cette divergence entre les deux têtes de l’exécutif présage un divorce. Le mois d’août pourrait nous réserver, selon lui, quelques surprises puisque l’échéance de 2017 se rapproche à grands pas. Toujours selon ce collègue, si le président se rend compte que son impopularité ne peut que s’aggraver s’il garde le même Premier Ministre, la tentation serait alors grande de s’en séparer. Problème, par qui le remplacer ? Comme aucun texte gouvernemental d’importance n’est prévu en année électorale, des personnalités comme M.M. Le Driant ou Cazeneuve sont envisageables. En outre, ces deux ministres n’ont pas d’ambitions politiques exorbitantes… La question qui demeure reste cependant celle-ci : Manuel Valls serait il plus dangereux à l’intérieur ou à l’extérieur ?

Je ne crois pas en la réalité de cette construction. Au fond, le jeu politique est presque aussi difficile à déchiffrer que les carnets de la Providence. Le choix de se soumettre à une primaire a déjà modifié la donne, pas encore en profondeur, mais cela pourrait arriver, surtout si la croissance se maintient et si le chômage baisse. Un exemple : si, à leur retour de vacances, les Français recevaient des feuilles d’impôts allégés, ils pourraient bien poser un regard plus aimable sur le président.

Récemment, un vieux commentateur de la chose politique de ce pays parlait des ressources insoupçonnées de François Hollande, le qualifiant de plus grand tricoteur de synthèse du pays. Ce n’est pas faux.

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22/06/2016

Israel – Torquote: Normalisation ou réconciliation?

Israel – Torquote: Normalisation ou réconciliation?

La nouvelle n’a surpris personne et illustre une nouvelle fois le cours en zig zag de la politique étrangère de la Turquie, conduite de manière erratique de l’actuel président, Erdogan. Il faut, cependant, bénir toute baisse de tension, sans se faire d’illusion. Au fond, c’est sous la contrainte que l’actuel grand Turc a infléchi sa position. Faisons le point : il a échoué sur tous els fronts. Le monde arabo-musulman, échaudé par des siècles de domination ottomane, ne veut plus des Turcs. La Turquie est en butte à de graves tourments avec la Syrie voisine, en pleine déliquescence ; elle est en désaccord avec l’Iran, alliée de Bachar. Elle est en état de guerre larvée avec la Russie dont elle a abattu un avion de chasse. Elle est en désaccord avec l’Egypte. Elle a essayé de jouer les troubles fêtes sur Gaza avec les résultats désolants que l’on sait. Enfin, fait majeur, l’Europe refuse toujours de lui ouvrir les bras et même l’accord sur le renvoi des réfugiés en Turquie et la suppression des visas pour les Turcs ne sera pas traduite dans les faits. En dépit des apparences. Car qui nous garantit que les Turcs entrés en Europe avec un visa de tourisme rentreront ensuite sagement chez eux et délaisseront tous les avantages de l’Etat de droit et du confort économique et social. Ce serait faire entrer les Turcs en Europe, non plus par la porte mais par la fenêtre. Même An,gela Merkel commence à s’en rendre compte…

Quelle option restait il au bouillonnant dirigeant turc qui vient de limoger son premier ministre ? Le rapprochement avec Israël car j’ai laissé l’essentiel pour la fin : le soulèvement kurde et les attaques, notamment les attentats au cœur d’İstanbul . De tous côtés, les clignotants sont au rouge.

Mais il est certain qu’Erdogan n’est pas soudain tombé amoureux des Juifs et d’Israël ? Il obéit à des intérêts internes et régionaux. Il a, certes, obtenu quelques bons points points, notamment sur Gaza. Mais tout ceci est de moindre importance. On sait que l’Orient accorde tant d’importance à ne pas perdre la face, même au prix de douloureux sacrifices, à condition que personne ne sache rien ou presque…

Les aspects qui ont poussé Erdogan à capituler en rase campagne tiennent surtout à la coopération militaire. La Turquie a une armée pléthorique mais mal équipée. Elle craint la Russie voisine, si active en Syrie. Or, Israël est très proche des Russes et pourrait servir de Monsieur bons offices entre les deux pats.

Allons nous revivre des manœuvres militaires conjointes entre Tsahal et les Turcs ? C’est très vraisemblable. Il y a aussi les échanges commerciaux qui n’ont jamais été aussi forts. Cette reprise n’exclut nullement de nouvelles saillies du président turc.

Les diplomates turcs sont plus équilibrés et plus fins. Ils ont compris que la politique arabe de leur pays ne menait à rien de valable, étant donné que ce monde arabo-musulman est en pleine déliquescence , alors qu’Israël représente tant d’opportunités riches de promesses.

Que faire ? Se réconcilier avec l’Etat juif, suivant ainsi une longue tradition avant l’arrivée des islamistes au pouvoir.

Descartes : le bon sens est la chose du monde la mieux partagée… Même en Turquie ? Même au Proche Orient ?

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20/06/2016

La visite du nouveau ministre isréalien de la défense à Washington: Le test

La visite du nouveau ministre isréalien de la défense à Washington: Le test

Alors qu’il ne reste plus que cent cinquante jours environ concernant le séjour de Barack Obama à la Maison blanche, le nouveau ministre israélien Avigdor Liberman est aux USA pour négocier l’aide annuelle (mais sur dix ans) de l’Amérique à Israël. Il s’agit de milliards de dollars et de l’évaluation des dangers pesant sur Israël et sur les autres alliés de Washington dans la région. Deux points préoccupent les responsables des deux pays : le développement du Hezbollah qui a, certes, de gros coups de boutoir en Syrie mais qui s’en trouve plus aguerri et la situation à la frontière syrienne. Un général israélien a usé d’une métaphore qui a fait florès : la Syrie est une omelette, ce n’est plus un œuf dur capable de menacer l’Etat juif, mais la Syrie de demain pourrait être un nouveau sujet d’i inquiétude.

Avigdor Libermann dont la nomination au gouvernement, et surcout à un poste aussi sensible, a suscité quelques commentaires de la part du Département d’Etat, saura se montrer conciliant et fin diplomate. Il doit naviguer entre plusieurs écueils : la réticence d’Obama vis-à-vis d’Israël en général et de son Premier Ministre en particulier, et les enjeux de la campagne électorale en cours. Si on sait dans les grandes lignes ce que sera la politique de Madame Clinton au Proche Orient (elle est très amie de l’Etat juif) on ne sait toujours pas ce que ferait son challenger républicain, Donald Trump dont le discours contient des relents d ‘isolationnisme, de repli.

C’est une affaire de gor sous mais qui dévoile une nouvelle fois l’étroite collaboration militaire et technologique entre l’Etat hébreu et les USA. Cette alliance a été maintes fois mise à mal par l’actuel président US que les israéliens ne regretteront jamais, tant il leur a causé du tort et a maintes fois essayé d’exercer des pressions. Il est vrai aussi que ce président a tenté de régler le conflit opposant Israël aux arabes, avant de s’en détourner et de se concentrer sur l’Asie où l’enjeu majeur pour les USA est de contrer les ambitions et le fort appétit de la Chine.

En règle général, les USA auraient tendance à livrer à lui-même ce Proche Orient où la raison raisonnante ne trouve pas son application. Impossible de régler l’attribution de quelques arpents de terre à des camps opposés qui sacralisent la moindre colline, le moindre monticule, car tout ce conflit n’a que des racines religieuses.

Mais le temps, la logique du développement joue en faveur d’Israël. Il y a quelques années, on pensait que c’était l’inverse, que le temps jouait pour les Arabes. Mais voilà, le fossé technologique, l’avance prise par les start up d’Israël est telle, son armée est si puissante et le niveau d’éducation de sa population si élevé que les Arabes sont dans une piètre situation. Non seulement les deux tiers des Etats arabo-musulmans sont dans un état lamentable (Syrie, Irak, Yémen, Tunisie, Libye, Egypte, Afghanistan, etc) mais plus personne ne se préoccupe plus des Palestiniens. Les urgences sont ailleurs. Si les Arabes avaient un leadership digne de ce nom, ils auraient saisis la balle au bond pour réintroduire de la démocratie, répondre aux besoins légitimes de leurs populations et faire la paix, génératrice de bienfaits et de progrès sociaux.

Mais voilà le Proche Orient n’a lu ni les Analytiques si l’Ethique à Nicomaque d’Aristote.. Et Avigdor Libermann saura t il faire preuve de sagesse diplomatique ? Attendons pour nous prononcer

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19/06/2016

Le brexit n'aura pas lieu...

Le Brexit ne se produira pas

La Grande Bretagne ne quittera pas l’Union Européenne. C’es le sang de cette pauvre députée, si généreuse et si dévouée qui le veut : son sang versé va dissuader les partisans du Brexit qui auront honte de ce qui s’est passé.

Mais e qui est intéressant, au plan humain, aux yeux du philosophe, c’est cette articulation entre le temps et le vie.. Personne sur cette terre ne pouvait prévoir un tel drame ; personne ne pouvait prévoir que les courbes s’inverseront et accorderaient au maintien au sein de l’UE plus de trois points d’avance. Alors que c’était l’inverse jusqu’ici.

Sans tomber dans les travers de l’exégèse, ni sombrer dans un délire religieux, il faut bien reconnaître que si l’avenir n’est écrit nulle part il y a forcément une intelligence cosmique, une forme de dessein, d’intelligent design qui, quelque part, guide le développement historique. Sinon, cela vaudrait dire que l’univers des hommes ne suit aucune ligne, qu’il est livré à lui-même. Une telle option est inacceptable au plan éthique. Cela voudrait dire aussi qu’aucune loi morale n’imprègne le monde, les relations entre les êtres, bref l’absence de toute loi, de toute prévoyance, de toute prévisibilité.

Qui a guidé le bras de l’assassin ? Quelles idées politiques ou philosophiques ont bien pu le conduire à commettre l’irréparable ? On ne le saura jamais avec certitude. Des détails déterminent parfois l’avenir même de l’humanité. On sait que le généralissime D. Eisenhower avait rédigé deux discours après le début du débarquement en Normandie : l’un pour la victoire, l’autre pour la défaite et le reflux. Imaginez simplement des caprices imprévus de la météorologie ! Imaginez que les forces au sol n’aient pas eu le soutien aérien prévu, s’il avait trop plus, empêchant les avions de prendre l’air… Imaginez, enfin, que l’on ait réveillé Hitler qui avait pris des somnifères pour jouir enfin d’un peu de sommeil réparateur. Il aurait peut-être déplacé de Calais vers la Normandie la redoutable division blindée SS, pourvue de chars tigre…

A une moindre proportion, on peut dire que le meurtre de cette pauvre femme innocente a changé la donne. Les partisans du Brexit n’oseront plus utiliser les violents arguments qu’ils ont utilisés jusqu’ici et qui donnent mauvaise conscience à certains de ses partisans…

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18/06/2016

Primaires authentiques de la guache ou primaires-maison?

Primaires authentiques de la guache ou primaires-maison?

En entendant ce matin l’annonce de J-Ch Cambadélis d’organiser des primaires à gauche (PS, radicaux de gauche, écologistes gouvernementaux), j’ai pensé à l’organisation à l’université d’un jury de thèse. Quand on soupçonnait une organisation d’un jury pour une thèse médiocre, on parlai alors d’un jury-maison, comme d’un syndicat-maison… Est ce vraiment ce qui risque de se passer sous nos yeux ? C’est peu probable. Et ce, pour les raisons suivantes :

François Hollande, se voit attribuer d’innombrables défauts, un seul ne saurait lui est imputé : être dépourvu d’une grande intelligence politique. Comment s’explique sa persévérance alors que le sondages ne suivent pas, l’opinion ne s’emballe pas pour lui, bref alors que le paysage autour de lui est plutôt triste ? La réponse tient en une phrase : lorsque François Hollande se préparait à se présenter et que DSK ne s’était pas irrémédiablement compris dans une chambre d’hôtel de New York, l’actuel président était à 3%. La suite est connue et se passe de commentaire. La déduction est élémentaire : les sondages ont remonté quand je me suis mis en situation ; cela a marché la première fois, il n y a pas, a priori, de raison pour que cela ne marche pas une seconde fois. C’est donc un pari sur l’avenir, un acte de foi… Et j’ajoute que la croissance revient, les prévisions sont optimistes, la chômage devrait commencer de baisser, sans que ce soit un véritable étiage, mais tout de même. Et les Français -après tout ils sont les premiers concernés- recommencent à consommer, donc à ne plus se complaire dans une délectation morose que Georges Pompidou imputait souvent à ses compatriotes. Et si les gens sont moins malheureux, ils auront une meilleure idée de l’exécutif…

Mais examinons les dessous de cette décision du PS, assez inattendue, mais qui n’a pu être prise qu’en collaboration très étroite avec le chef de l’Etat ou ses principaux conseillers. Les arrière-pensées sont nombreuses, et cela est normal quand il s’agit de données politiques d’une telle importance : qui va présider au destin de notre pays pendant les cinq années à venir avec de si nombreux défis, tant internes qu’externes ?

Il faut donc chercher les motivations avouables ou inavouables d’une telle décision : il y a d’abord le ballon d’essai, analyser, épier les réactions des uns et des autres, bref faire sortir les loups du bois. Cette mesure a pour principal objectif de repérer les rivaux éventuels du président et les convaincre de ne pas diviser leur camp ou les neutraliser s’ils insistent.

Pour François Hollande, le danger ne vient pas de Jean-Luc Mélenchon, même si celui-ci semble le talonner, voire le devancer dans les sondages. Sur un autre registre, je me souviens du score de Jean-Pierre Chevènement qui plafonnait à 14% dans les sondages et qui, les vrais votes exprimés, fit un score ridicule… Le danger viendrait plutôt de trois directions différentes : Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron et éventuellement un ou une écologiste, Nicolas Hulot ou l’ancienne ministre du logement…

Dans ce cas de figure, l’organisation de primaires viserait à nettoyer le terrain, à dégager une vue nette, au profit de François Hollande, s’il décide vraiment de se présenter. Dans ce cas, une candidature Macron est inconcevable, sauf à présupposer une soudaine démission de l’actuel ministre de l’économie. Certains commentateurs insinuent même que ce scénario a été pris au sérieux par l’exécutif qui devance un éventuel départ du gouvernement en septembre, annonciateur d’une candidature de E. Macron. En organisant les primaires vers janvier 2017, on coupe l’herbe sous les pieds d’une dispersion électorale, responsable d’une défaite annoncée.

Mais si le PS et l’exécutif ont trouvé ou croient avoir trouvé la parade pour modérer les transports de E. Macron, ils sont plutôt désarmés face à Arnaud Montebourg qui semble ruminer sa revanche. L’homme n’est pas inintéressant, il parait sincère, authentique, mais cela ne suffit pas pour faire de lui un candidat valable à l’élection présidentielle. On peut le neutraliser en arguant de son affiliation au PS : comment aller à l’encontre des intérêts vitaux de son parti ?

Restent enfin les écologistes. Nicolas Hulot a beaucoup de qualités mais il fait de la politique comme les écologistes, c’est-à-dire qu’il n’est pas dans les clous. Jacques Chirac avait coutume de dire que la politique est un métier… Sous entendu, âmes chastes et pures, s’abstenir ! Que fera Nathalie Duflot ? Elle aussi n’a pas digéré son éviction du gouvernement ni les attaques sournoises qui ont conduit à la disparition du groupe parlementaire… Certes, face à N. Hulot, elle ne fait pas le poids mais il est quasi certain que le parti écologiste sera présent au premier tour.

On le voit, l’affaire n’est pas gagnée. Alors, qu’elles sont les chances du président ? Il y a d’abord la reprise économique qui est indéniable et qui semble donner raison à ses prévisions. Certes, la relance s’explique par la baisse stupéfiante des carburants, ce qui allège la facture de la France, et enfin la faiblesse de l’Euro qui favorise les exportations. Tous ces clignotants qui passent au vert finiront bien par avoir une répercussion sur le taux de chômage…

Mais toutes ces bonnes nouvelles auront-elles une efficace sur quelque chose d’impalpable mais de vital, je veux dire le climat, l’ambiance, dans ce pays ? Sans faire d’analyse talmudique, c’est bien là le sens profond du dictum présidentiel que la presse unanime a volontairement déformé ; ça va mieux ! Ces trois monosyllabiques ont fait couler tant d’encre. Lles communicants de l’Elysée ont été pris en faute sur point ; ils n’ont pas su allumer un contre-feu. C’est le président qui s’y atteler tout seul, avec les résultats que l’on sait.

Et c’est là que se niche l’inquiétude : les Français ne croient plus en eux-mêmes, ils ne croient plus en rien. Rares sont ceux qui comprennent ce que représente, ce que coûte notre système de santé, absolument unique au monde ! En quelques minutes, un médecin urgentiste se déplace chez vous, vous examine, même en pleine nuit, appelle un laboratoire qui envoie une infirmière faire une prise de sang, moins de deux heures plus tard, vous savez les résultats, une pharmacie est de service dans votre arrondissement, etc… Et je ne parle même pas des indemnités-chômage, des minima sociaux etc…

Ce n’est pas l’inversion de la courbe du chômage qui importe le plus, elle va probablement se produire sur une modeste échelle, ce qui importe, c’est de redonner confiance aux Français en eux-mêmes. Comment faire ? Il nous faudrait quelqu’un qui nous donne une nouvelle légende nationale, comme le gaullisme. Aux USA, John Fr Kennedy a fourni à ses concitoyens la conquête de l’espace quand il a compris que la ruée vers l’ouest, westward movement s’était essoufflée.

Qui sera notre Kennedy français ?

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève du 18 juin 2016

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16/06/2016

Le mal et la rédemption dans la sagesse biblique

                                   CONFERENCE À LA MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT

                                                Le jeudi 16 juin 2016 à 19 heures

                                   Le mal et la rédemption dans la sagesse biblique

Toute investigation portant sur mal bute sur le mystère de son origine : le monde ayant été créé par Dieu, lequel est le summum bonum, le bien suprême (expression de Cicéron). Et pourtant le mal surgit dans la vie de l’homme et du monde. Puisque ces deux entités sont des créatures divines, donc ayant une source divine intégralement bonne, d’où peut bien provenir le mal ?

L’irruption du mal dans le monde, est-elle une punition ? Ya t il à la base de cette pensée religieuse, une volonté personnelle, impliquant la notion de Providence ?

La Bible refuse le dualisme manichéen, attribuant l’existence du mal à une autre divinité, le démiurge.

Souvenons nous du chapitre XXX du Deutéronome versets 1-20 : on présente au peuple d’Israël, la vie et le bien, la mort et le mal.. Ailleurs : la vie et la bénédiction, la mort et la malédiction. Et la fameuse injonction finale : Tu choisiras la vie, donc tu tourneras le dos au mal !

Pourtant, dans la hiérarchie des occurrences bibliques, c’est le terme BIEN TOV qui apparaît le premier, le terme MAL RA’ n’apparaît qu’un peu plus tard lorsque Dieu décide de la venue du Déluge car le cœur n’abrite que du mal depuis sa jeunesse (raq ra’ mi-né’ouraw) Certes, il y a cet arbre mythique dit l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

C’est donc la prévalence du mal dans un monde pourtant créé par Dieu que le Déluge est venu tout détruire. Comment le mal a t il pu prendre à ce point le pas sur le bien qui était pourtant la raison d’être du monde ? Cette attitude prêtée à Dieu ne laisse pas d’intriguer. Renan lui-même notera ironiquement que Dieu n’a pas trouvé d’autre moyen de rédimer son monde qu’en le détruisant complétement… Alors d’où vient le mal ? Avec ses conséquences que sont la maladie, la souffrance et la mort ?

La notion de péché, quintessence du mal. L’imputation du mal à l’homme et jamais à Dieu. L’expulsion de l’Homme du paradis, univers qui n’a connu que la grâce, la paix et le Bien, une sorte de rédemption, dès la création, un stade où création et rédemption avancent main dans la main, sans la moindre possibilité de pécher contre quoi que ce soit.

Le mal surgit, naît de la transgression d’un interdit, d’une forme de loi. Mais le pourquoi de cet interdit, l’humanité ne le connaîtra jamais, c’est un secret de la conscience divine qui n’a pas jugé nécessaire de s’y étendre. : vous ne mangerez du fruit de cet arbre, le jour où il le ferez, vous mourrez, i.e. vous serez des mortels.

Ce qui est intéressant, c’est la justification de cette transgression : Adam se défausse sur son épouse qui incrimine à son tour, le serpent. On est en pleine mythologie. Mais il y a quelque chose de plus profond : on veut nous faire croire que la création étant intrinsèquement bonne, le mal que l’on constate, n’st pas, pour parler comme Leibniz, d’intention première. I.E. il n’est pas là parce quelqu’un l’a voulu ou créé, il est simplement la conséquence négative, néfaste d’un acte humain irréfléchi. En ne resptant pas l’injonction divine, l’homme a troublé l’ordre de la création ?

Etait ce une fatalité ? L’homme a peut-être voulu prendre la place de Dieu, ce qui revenait à enfreindre gravement l’économie interne de l’univers.

Une théorie du mal affleure sous toutes ces justifications : le mal n’a pas d’existence substantielle, il est simplement l’absence de bien. Il n’a pas de réalité onotologique, dira Aristote qui sera suivi par Maimonide au Moyen Age. Pourtant, la mal a même des conséquences métaphysiques puisque nous renons compte aussi de la vie dans l’au-delà.. Le mal s’oppose à l’être. Pourtant, on tient toujours à innocenter Dieu du mal.

Ce n’est pas dans le Pentateuque qu’on pourrait trouver une réponse satisfaisante mais bien dans la littérature prophétique, dans les écrits sapientiaux et surtout aussi dans les Psaumes. Et dans tous ces genres littéraires si différents les uns des autres, c’est l’inconduite de l’homme qui est la cause du mal, ce qui entraîne les châtiments divins correspondants. Au fond, on pourrait presque dire que les temps messianiques constituent surtout la victoire des forces du bien sur les hiérarchies maléfiques qui auront colonisé le monde des humains jusqu’à la venue du Sauveur pour nos frères chrétiens et du Messie pour les juifs.

Les plus nombreuses occurrences du terme MAL se trouvent incontestablement dans le livre des Psaumes puisque le serviteur souffrant, comme en Isaïe LIII. Ce qui nous invite à classifier, comme le fera Maimonide au XIIe siècle, les différences catégories de maux.

Dans la littérature prophétique comme dans les Psaumes, on dénonce des maux bien spécifiques : d’ordre social, économique, les inégalités, les souffrances infligées par des tyrans et des oppresseurs, Israël, par exemple, attaqué, occupé et déporté par des envahisseurs, etc…

Mais on peut aussi envisager deux éléments qui coiffent toutes les autres catégories : le mal d’ordre religieux et le mal d’ordre éthique. Le premier peut être considéré comme un sacrilège alors que l’autre est un délit ou un crime. Ce qui n’est pas moins grave ni moins répréhensible

Mais puisque Dieu ne saurait se voir imputer une quelconque responsabilité dans l’origine du mal et le fait qu’il sévisse sur terre, il ne nous reste qu’une alternative, l’homme au sein duquel deux tendances se livrent un combat permanent, l’instinct du mal et l’instinct du bien. La théologie bien pensante est d’avis que le monde créé par Dieu est intrinsèquement bon, et que si le mal en prend soudain possession, c’est par la faute de l’homme qui ne respecte ni n’accomplit la loi de Dieu, destinée à assurer la pérennité du bien sur cette terre.

Ici, la problématique s’enrichit d’un élément nouveau, la nature humaine, nécessairement composite, faite de matière et de forme ou d’un corps et d’une âme. On se souvient du dualisme platonicien qui voit dans le corps la prison de l’âme, originaire des régions supérieures…

La Bible hébraïque ne reprend pas à son compte ce dualisme, elle le fera fugitivement dans le livre de l’Ecclésiaste, au chapitre XII, où il est dit que le corps s’en retourne à la poussière d’où il a été tiré tandis que le souffle, l’âme, le pneuma s’en retourne vers l’Elohim qui l’a donné… Plus tard, au cours de la période médiévale, la philosophie juive emboîtera le pas au néoplatonisme ambiant qui fait de cette dichotomie le fondement même de sa noétique : c’est le cas depuis Saadia Gaon jusqu’à Eliya Delmédigo en passant évidemment par Maimonide et ses commentateurs. Maimonide reprendra d’ailleurs une définition philosophique du mal : c’est l’absence de bien.

On trouve tant de versets attribuant à Dieu une certaine responsabilité dans la naissance et l’activité du mal. Lamentation 3 ; 38 : N’est-ce pas de la bouche du Très-Haut que sortent les maux et le bien ? Attention à la façon de lire ce verset, soit comme une affirmation, une assertion, soit, au contraire comme une interrogation. Ce qui remet le même problème au centre de nos préoccupations.

Isaïe 45 ;7 dit, quant à lui : Je forme la lumière et je crée les ténèbres.

Pourquoi avoir mis dans la même problématique la notion de rédemption ? Parce que cette notion théologique implique ou présuppose que le monde a été purifié, qu’on en a évacué toute trace des hiérarchies des forces du mal.

Dans l’Etoile de la rédemption, Rosenzweig parle d’un monde où la rédemption serait contemporaine de la création : le monde n’aurait pas le temps matériel de sombrer dans le péché, générateur de tous les maux qui fondent sur l »humanité.

 

 

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12/06/2016

La chaîne francophone israélienne, l’Islam, le ramadan et l’Euro

 

 

La chaîne francophone israélienne, l’Islam, le ramadan et l’Euro

Quelle belle émission ce matin sur I24News sur le jeûne du mois de Ramadan et les problèmes posés aux musulmans observants mais qui doivent, parallèlement, satisfaire à leurs obligations, vaquer à leurs occupations, voire jouer au football dans le cadre de l’Euro ou, tout simplement, subir les épreuves du Bac…

Quelle belle initiative de la part d’une chaîne de télévision provenant d’un Etat que le monde arabo-musulman considère comme l’ennemi à abattre, l’occupant, l’usurpateur de terres arabes. C’est du moins la propagande qui circule depuis des lustres sur le bel Etat d’Israël dont les performances technologiques dans tous les domaines font autorité et sont reconnus par tous, ou presque…

Et je dois dire que la présentation du jeûne de Ramadan par une chaîne de télévision juive et de surcroit israélienne m’a ébloui par son impartialité, sa compétence et sa sensibilité. Cela m’a rappelé un apologue talmudique que j’ai retrouvé en relisant Emmanuel Levinas : bené Israël rahmanyim bené rahmayim : les enfants d’Israël sont des miséricordieux, fils de miséricordieux. Ce qui signifie que la tolérance, l’empathie avec autrui est de tradition, elle ne date pas d’hier mais remonte à des pratiques solidement établies.

On apprend que certains élèves se lèvent aux aurores afin de se nourrir et de subir les épreuves du Bac. On relève aussi que les joueurs musulmans de l’Euro connaissent quelques problèmes puisqu’ils dorment peu et mangent moins encore. Comment faire pour réussir ? Chacun y va de son couplet.

On apprend que certaines dispenses existent, notamment pour les voyageurs, les femmes enceintes, les femmes qui ont leurs règles et évidemment les malades. Mais pour différentes raisons ou en certaines circonstances, les musulmans peuvent rattraper les jours de jeûne manqués. Bref, je dois féliciter I24News pour ce beau reportage.

Je ne m’attends pas à ce que des télévisions arabo-musulmanes en fassent de même pour le judaïsme, sa culture religieuse et ses pratiques rituelles.

Mais je m’interroge : que va recommander Tayyeb Erdogan à ses footballeurs qui affrontent les Croates à quelques km d’ici au Parc des princes…

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11/06/2016

Vive la France et vive la Roumanie!

Vive la France et vive la Roumanie!

Le premier match d’hier opposant la France à la Roumanie ne fut pas une promenade de santé, les tricolores ont eu bien du mal, les Roumains n’étaient pas venus faire du tourisme à Paris mais bien déterminés à se battre jusqu’au bout. Il faut rendre hommage à cette équipe roumaine qui a mis sur pied une solide défense que le petit Dimitri P. a su mettre à mal comme par miracle. Quel tir, mais quelle maîtrise et quelle émotion lorsque ce joueur authentiquement français a quitté le terrain, les yeux embués de larmes. Voir un garçon sélectionné par Didier Deschamps, injustement qualifié de raciste par des gens dont on peut désormais se passer. L’équipe de France n’a pas besoin d’eux et la France ne supporte qu’on la traite publiquement et injustement de raciste.

Je ne suis pas grand amateur de football mais hier soir j’ai désespérément cherché un bon film. Rien n’y fit. Je me suis donc rabattu sur le match et je ne l’ai pas regretté. J’ai pu regarder un stade de France plein à craquer et surtout la cérémonie d’ouverture fut un grand succès.

Je le répète, on n’a pas besoin des détracteurs du pays, de notre culture et de nos mœurs. La France, comme le dit Nicolas Sarkozy, est éternelle, elle reste et restera la France avec ses défauts et ses qualités.

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