16.05.2012
A Berlin la montagne a accouché d’une souris ?
A Berlin la montagne a accouché d’une souris ?
C’est probablement le meilleur avis à porter sur cette rencontre tant attendue du nouveau président français à Berlin. Visiblement, ces deux dirigeants de pays voisins et intimement liés ont besoin de mieux se connaître. De plus, la chancelière avait évité de recevoir le candidat François Hollande lors de la campagne et avait même largement soutenu Nicolas Sarkozy. Au fond, on a assisté à une simple prise de contact qui équivaut à un étalage de divergences. Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’on n’est pas allé au clash, les deux dirigeants promettant de tout faire pour travailler harmonieusement.
Mais la presse français, contrairement à la presse allemande, n’a pas bien expliqué ce que l’on entend par la croissance de ce côté ci du Rhin. Les Allemands entendent tout autre chose. Ils ont de la mentalité française une conception qui correspond parfois à ce qu’elle est vraiment, et se méfient d’un processus qui nous ramènerait au début de la crise, c’est-à-dire à un moment où les dettes vous tiennent chaud, où vous vivez avec et où vous vous y installez. Les Allemands ont une approche radicalement différente.
Mais les déclarations du président français qui n’a pas encore l’habitude des négociations internationales et nourrissait quelques appréhensions lors de ce premier voyage à Berlin, ne sont pas entièrement infondées ; il a dit clairement que sans un minimum de relance, la France ne pourrait pas respecter les engagements pris, à savoir les 3% du déficit. Il est sincère et honnête, qui pourrait le lui reprocher ? Ses adversaires répondent alors que son programme économique ne correspond pas à la réalité et les Allemands diraient qu’il est unausführbar, impossible à traduire dans les faits ( in die Tat umzusetzen). Voilà où nous en sommes.
En fait, voici ce qui va se passer : après cette première prise de contact, les deux gouvernements vont mieux cerner leurs projets respectifs et rapprocher leurs positions. Certains avancent in petto que François Hollande va trouver un habillage politique adroit pour la consommation intérieure et qu’il poursuivra les mesures d’austérité en les répartissant mieux, c’est-à-dire en levant de nouveaux impôts. Nous verrons cela lors de la prochaine loi rectificative du budget.
Une chose est sûre, les Allemands observent le nouveau dirigeant français comme une ménagère surveille le lait sur le feu. Il ne faut pas oublier une chose : Angela Merkel est une fille de pasteur et en Allemagne on aime la clarté : les Allemands nomment cela kristallklar ou sonnenklar… Et Angela qui a grandi sur les genoux des Evangiles doit se souvenir de l’injonction contenue dans l’Evangile de Saint Matthieu : que votre oui soit un oui, et votre non, un non…
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15.05.2012
Que va devenir Nicolas Sarkozy ?
Que va devenir Nicolas Sarkozy ?
La question peut se poser. Le président qui n’a pas été reconduit dans ses fonctions avait prévenu : en cas de défaite, il quittera la vie politique. Mais au soir du second tour, lorsqu’il reconnut sa défaite, il fut plus évasif, évitant d’être trop catégorique, laissant planer un petit doute sur son avenir politique. Du coup, les commentateurs s’en sont servis pour élaborer des théories qui ne sont pas toutes fausses, loin de là…
Les hommes politiques ont besoin d’être au pouvoir comme nous, hommes normaux, avons besoin d’air pour respirer. Donc, Nicolas Sarkozy va probablement régler sa nouvelle vie, assez loin, mais jamais trop de la politique, et observer avec l’intelligence du grand fauve la scène. Si aucune personnalité ne s’imposer par son charisme et son intelligence politique, il se montrera et affichera sa disponibilité.
Mais il serait vraiment naïf d’imaginer que ses amis d’hier vont sagement attendre qu’il se remette en selle avant d’agir : connaissant un peu l’engeance politique il ne m’étonnerait guère de découvrir que certains fourbissent déjà leurs armes pour occuper les premières loges. En soi, c’est naturel, mais le modus operandi des hommes politiques m’a toujours semblé répugnant. Je demande pardon pour la dureté du terme. Car au fond, qu’est ce qui distingue l’univers des humains du monde animal ? C’est la civilisation, c’est la culture. Or, dans le monde politique, il n y a ni amitié ni pitié. Ne prévaut que la volonté de vaincre, laquelle présuppose une véritable mise à mort (spiritualiter, s’entend) du rival ou du concurrent…
Je prendrai deux cas d’une gravité variable : vous vous souvenez de Jean Tibéri, maire de Paris, dénoncé, vilipendé par les siens, accusé de tous les maux et voyant que son épouse était, elle aussi, la cible de ses adversaires. L’affaire avait été conduite par des amis politiques qui rêvaient de prendre sa place. Le résultat est connu, c’est Bertrand Delanoë qui a été élu.
Le second exemple est plus récent et n’a pas du tout la même gravité. Certains membres influents du PS ont tenté de remettre sur la table une vieille affaire autour de Jean-Marc Ayrault, une affaire qui remonte à très longtemps et qui n’a pas remis en cause la probité de l’homme…
Vous voyez, les hommes politiques entre eux n’hésitent pas à s’entredéchirer. Je voudrais conclure cet article par une note amusante où j’opposerai l’homme politique, de tout bord, prêt à tout, ne reculant devant rien, pour accéder au pouvoir, au philosophe, au penseur, dévoué à sa spéculation qui n’est ni boursière ni immobilière. C’est un éminent collègue arabisant d’Aix en Provence, le professeur Claude Gilliot qui a attiré mon attention sur cette citation que voici :
Abu Nasr al-Farabi,, grand philosophe du Xe siècle, appelé le second maître par les Arabes (le premier étant Aristote) a écrit ceci :
Deux bouteilles m’ont accompagné, ma vie durant. Et c’est grâce à elles que j’ai pu tenir. L’une, remplie d’encre et l’autre, de vin. Grâce à la première j’ai enseigné la sagesse et diffusé le savoir, et avec la seconde, de mon cœur, j’ai éloigné tous les chagrins de la vie…
Je pense vraiment qu’aussi bien l’entrant que le sortant devraient méditer cette perle de la sagesse.
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14.05.2012
La gauche en Allemagne, allemande avant d’être de gauche…
La gauche en Allemagne, allemande avant d’être de gauche…
Certains commentateurs politiques français semblent pendre leurs désirs pour des réalités, oubliant allégrement ce que nos voisins d’Outre-Rhin nomment das Realitätsprinzip : ces hommes et ces femmes qui inondent les ondes de nouvelles approximatives veulent faire croire que les résultats de l’élection régionale en Rhénanie-Westphalie affaiblissent la chancelière au point de la faire dévier de sa trajectoire qui est de maintenir la rigueur… Certes, Madame Merkel n’a pas gagné les élections de ce land qui est très important, mais son parti allié, les FDP a bien réussi et c’est précisément lui qui, au sein de la coalition gouvernementale, opte foncièrement pour une rigueur accrue. Il y a donc une problème d’interprétation au sein des deux pays qui constituent l’épine dorsale de l’Europe.
Les cultures politiques de ces deux pays sont nettement différentes l’une de l’autre. Les Allemands ne parviennent pas à comprendre la mentalité française qui consiste à bien vivre, à prendre du bon temps et à cacher la poussière sous le tapis. Ce que tous les gouvernements de ce côté ci du Rhin ont fait avec persévérance depuis plus de trente ans. Un Raymond Barre avait une mentalité germanique et l’on se souvient comment les Français l’on traité !
Ce qui hérisse les plus les Allemands, tant ceux qui ont voté pour le parti de Madame Merkel que les autres, c’est le désir des Français de mutualiser les dettes, en d’autre termes de faire payer les Allemands. C’est une idée qui les fait bondir et on les comprend, eux qui affirment depuis des années qu’ils sont les meilleurs payeurs (die besten Zahler in Europa) du continent.
Comment va se passer le dîner de travail entre les deux dirigeants ? Aucune décision finale ne sera prise ce soir là, c’est-à-dire mardi soir, en revanche, la chancelière fera sûrement une explication de texte au nouveau président mais elle le fera avec des fleurs, durch die Blume Toute la manœuvre consistera à laisser croire que le nouveau président français aura obtenu gain de cause, même si, en réalité, les choses n’auront pas changé.
Le land qui vient de donner une nette victoire à la SPD est fortement attaché à la rigueur et refuse lui aussi de stimuler la croissance (Ankurbelung des Wachstums) à fonds perdus, c’est-à-dire en injectant de l’argent mécaniquement…
Je me souviens d’un événement que j’avais vécu à Berlin au début des années 80, alors que j’étais directeur par intérim de l’Institut für Judaistik. La FU (Freie Universität) avait exigé un train d’économie drastique. Les autorités universitaires ont si bien appliqué les mesures qu’au bout de quelques moins, nous reçûmes une note du président pour dire qu’il fallait cesser et que les objectifs avaient été atteints.
Incroyable, inimaginable en France… C’est là tout le problème.
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13.05.2012
Tourbillon d'amopur de Laura
Voici le tourbillon d'amour qui a permis à LAURA d'obtenir le troisième prix d'un concours de peinture d'Issy Les Moulineaux.
Nous tenons à la féliciter.
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Il y a un an éclatait l’affaire DSK et Nafissatou Dialo… Réflexions dominicales sur la Providence
Il y a un an éclatait l’affaire DSK et Nafissatou Dialo…
Réflexions dominicales sur la Providence
Vous vous souvenez certainement de la phrase suivante : le battement d’ailes d’un papillon dans un endroit du globe peut provoquer une énorme catastrophe à l’autre bout de la planète… C’est à quelques détails près ce qui s’est passé le 14 mai de l’année dernière dans une suite d’un hôtel de luxe de New York. Ce jour là se dessinait le destin présidentiel de François Hollande. Je doute fort, sans irrespect envers l’actuel président élu, qu’il eut pu terrasser un DSK, jadis favori des sondages et des Français. Mais la Providence -et la bêtise- en ont décidé autrement.
Mon propos ici n’est pas de parler de l’élection mais de la conjonction des faits, de leur sens, de leur mode d’agencement et de savoir si l’Histoire avance aveuglément ou si elle obéit à un esprit, une intelligence cosmique, ou que les Romantiques allemands du XIXe siècle nommaient l’âme du monde (die Weltseele)… En fait, s’il existe une téléologie…
Les questions de la science et de la providence divines m’ont toujours passionné. Je ne réussis pas à m’en déprendre car ma formation philosophique m’entraîne vers d’autres rivages tandis que ma sensibilité religieuse, ma religiosité proprement dite, me retiennent sur le versant opposé de la montagne.
La question est : l’avenir est-il écrit quelque part ? Existe-t-il un intellect, nécessairement cosmique, préposé au gouvernement de ce bas monde et auquel tous les êtres vivants seraient assujettis ? La philosophie religieuse, la pensée croyante l’affirme, mais en face d’elle, il y a une opposition qui est loin d’être négligeable.
Si un appel téléphonique urgent avait été reçu par DSK dans sa suite du Sofitel peut-être aurait-il fait ses bagages bien plus vite et n’aurait il même pas remarqué la femme de chambre, instrument d’une Providence plutôt défavorable ce matin là ? S’il n’avait pas appelé pour récupérer son portable, la police de New York n’aurait jamais su où il se trouvait, il se serait tranquillement posé en Europe d’où, auréolé de son statut de patron du FMI, il aurait tranquillement assuré sa défense et serait (peut-être) passé entre les mailles du filet.…
Vous vous souvenez de cette horrible catastrophe aérienne au départ de Rio de Janeiro ? Un couple de Français, un professeur de médecine et son épouse, sont arrivés en retard à l’aéroport, l’avion était déjà parti, et cette arrivée tardive leur sauva la vie…
J’avoue que je pourrais multiplier les exemples mais je me perdrai alors en conjectures…
Un très haut fonctionnaire que j’apprécie pour sa rectitude et sa compétence, grand commis de l’Etat, ayant à son actif de très hauts postes dans l’administration et les cabinets ministériels me disait tout récemment que ce qui ne s’est pas fait ne devait pas se faire… Phrase fatale, empreinte de bon sens mais aussi de fatalisme, et qui, en outre, pourrait faire croire à l’existence d’une Volonté cosmique, instruite des faits et gestes des habitants de notre monde et décidant, en dernier ressort, de l’avenir, au point de le faire advenir… Mais là, l’omniscience de cette intelligence cosmique entrerait en collision avec le libre arbitre humain. On dit même, je l’ai maintes fois écrit dans mes livres, que la science divine est productrice d’être…
J’avoue que de telles spéculations pourraient me faire chavirer. Il vaut mieux s’en tenir là. Les sages du Talmud dans la mishna du traité babylonien Haguiga mettent en garde contre toute spéculation métaphysique. Le Siracide les avait précédés dans cette voie.
Rendez vous compte : ce passage prétend que celui qui veut savoir ce qu’il avait avant et ce qu’il y aura après, ce qui est en haut et ce qui est en bas, il eût mieux valu qu’il ne fût jamais venu au monde. Condamnation sans appel de la Métaphysique bien avant que Kant ne signe son arrêt de mort
Mais je ne suis pas sûr que DSK ait jamais reçu ce type d’enseignement dans sa jeunesse. Et c’est bien dommage.
Mais ce n’est pas François Hollande qui s’en plaindrait…
11:17 Publié dans Réflexions dominicales sur la Providence | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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12.05.2012
Un état de grâce pour le président François Hollande ?
Un état de grâce pour le président François Hollande ?
On souhaite au nouveau président qu’il réussisse dans son entreprise de redresser la France et de l’aider à conserver son rang parmi les nations. On ne peut qu’accepter démocratiquement l’alternance et en respecter les termes : désormais, une ère nouvelle s’ouvre pour le pays, un nouveau gouvernement va prendre les rênes du pouvoir. Il faut, je me répète, lui souhaiter de réussir.
Est ce que cette entreprise sera facile ? Et si oui, combien de temps faudra-t-il pour redresser le pays, à savoir combattre le chômage, juguler les déficits et réduire enfin cette dette colossale ? En d’autres termes accordera-t-on au nouveau président un état de grâce généralement dévolu à tous les nouveaux locataires de l’Elysée ? Tout le problème est là.
En cette fin de semaine, j’étais à l’écoute de toutes les radios et de la plupart des programmes politiques ou économique des télévisions. Quelle que soit l’orientation de ces organes d’information, la tonalité était indiscutablement la même : ce sera très difficile, d’aucuns, notamment ceux qui avaient presque éreinté Nicolas Sarkozy, allant jusqu’à parler de quadrature du cercle.
A commencer par les annonces faites hier soir par la Commission Européenne : un taux de croissance plus bas que prévu (1,3 au lieu de 1,7), un déficit plus élevé pour l’année suivante (4,3 au lieu de 3%). Certains ont même évoqué la nécessité pour l’Etat de débourser environ quatre milliards d’Euros d’impôts indûment perçus… Cela commence à faire beaucoup… Et on n’évoque même pas les plans sociaux qui se préparent et que les grandes entreprises retenaient dans l’attente des résultats de l’élection présidentielle.
Mais même le non-économiste qui écrit ces lignes n’a pas été convaincu par la réponse officielle selon laquelle ces mauvais résultats avaient été anticipés… Je doute surtout que l’on puisse convaincre Madame Merkel avec de tels arguments : je l’ai encore entendu avant-hier dire clairement devant le Bundestag qu’on ne pouvait pas travailler ainsi (so kann man nicht arbeiten) . C’est qu’une fille de pasteur protestant est généralement très à cheval sur les principes. Quand elle dit qu’on ne renégocie pas, c’est bien ce qui va se passer.
Mais la position française semble avoir opté pour une approche plus subtile : on ne remet plus en question le pacte de stabilité mais on voudrait reposer sur deux jambes : l’austérité, certes, mais aussi la croissance, cette fameuse seconde jambe… C’est presque de l’exégèse biblique, les Allemands aiment bien mais il n’est pas sûr qu’ils se laissent convaincre. Ce sera encore plus difficile pour cette entreprise des project bonds qui s’apparente à une mutualisation de la dette… La chancelière a dit qu’avec une telle politique on revenait à la situation dans laquelle on se trouvait au début de la crise. Bref, une vraie quadrature du cercle, les Allemands utilisent une autre expression qui veut cul de sac : wir sind in der Zwickmühle…
Ce qui me frappe le plus dans toute cette affaire, c’est la réaction des Français face à cette situation : quand un sondage leur demande quelle est la toute première mesure qu’ils appellent de leurs vœux et de leur feu, ils répondent : la réduction immédiate du salaire mensuel du président et de ses ministres…
09:38 Publié dans Un état de grâce pour le président François Hollan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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11.05.2012
Que devient la Syrie?
Le drame syrien
Deux chiffres résument à eux seuls la nature de la tragédie syrienne : 55 morts hier lors de l’explosion de voitures piégées à Damas, et, au total 850 morts (sans compter les blessés, les disparus et les prisonniers) depuis l’instauration de ce prétendu cessez le feu. : je ne puis m’empêcher de redire ma colère devant la naïveté de M. Kofi Anan qui a pris que les méthodes de la diplomatie traditionnelle auraient quelque effet sur un régime syrien, habitué au seul langage de la force et de la répression. J’ai appris hier dans une émission télévisée que lorsque Bachar s’est rendu au défilé du 14 juillet à Paris, il avait, deux semaines auparavant, fait réprimer durement, dans le sang, une mutinerie de prisonniers politiques…
Qui a bien pu commettre les attentats de Damas programmés pour tuer le maximum de gens. On reconnaît le modus operandi des insurgés irakiens et aussi la main du Hezbollah, ce qui équivaudrait à un acte désespéré du régime, désireux de montrer à l’ONU et à l’opinion internationale que ses adversaires sont des terroristes. En tout état de cause, la communauté internationale reste scandaleusement inactive face à des massacres qui ne vont pas s’arrêter.
A défaut d’une condamnation à l’ONU, en raison du blocage des Russes et des Chinois, il convient de suivre la voie choisie par le Qatar et l’Arabie saoudite. C’est triste mais il n y a pas d’autre solution en vue.
09:59 Publié dans Que devient la Syrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10.05.2012
Que va faire, que peut faire François Hollande ?
Que va faire, que peut faire François Hollande ?
C’est la question que tout le monde se pose. Que va-t-il faire ? Son programme économique va désormais se heurter à l’épreuve des faits. Les promesses faites aux Français tranchaient par rapport au réalisme affiché par l’ancien président qui n’a pas su répondre aux attentes de la population. Son heureux rival a su aller au devant des gens et plaider en faveur de retour de la croissance, si modeste soit-elle. Pourtant on voit se dresser devant lui, le principe de réalité, le fameux Realitätsprinzip, si chère à Madame Merkel. Or, c’est bien elle qui tient les cordons de la bourse et sans elle rien ne sera possible. C’est bien pour cette raison que dès son investiture acquise, le nouveau président s’envolera vers Berlin afin de tenter de convaincre la chancelière. Celle-ci doit, en principe, lui expliquer que le pacte de stabilité n’est pas négociable. Petit point à signaler : ces deux termes réalité et stabilité sont des constantes du caractère germanique et de la langue allemande. On en parle peu, généralement, du côté français.
Alors que va faire François Hollande ?Il est légitime qu’il cherche à appliquer son programme économique et social. Il est souhaitable qu’il cherche à le faire de la manière la plus astucieuse, la plus adroite afin de ne pas compromettre l’équilibre des finances publiques et la réduction progressive de la dette du pays. Alors, concrètement, que va-t-il faire ?
Depuis deux jours, il consulte à la fois ses conseillers et les décideurs de la zone Euro. Il est vraisemblable qu’il va ménager la chèvre et le chou, décrétant des mesures destinées à frapper l’imagination et à mobiliser ses partisans pour les élections législatives qu’il souhaite ardemment gagner afin d’avoir les coudées franches. Il a certainement réduire les salaires des grands patrons du Cac 40. Il ne faut pas sous-estimer l’impact d’une telle mesure dans un pays où l’égalité est souvent confondu avec l’égalitarisme et où la réussite est si mal vue, alors qu’on en aurait tant besoin. Il va aussi chercher à réduire les plans sociaux qui ont été mis sous le boisseau dans l’attente des résultats de cette élection dont il est sorti vainqueur. François Hollande va aussi accorder la retraite à 60 ans à tous ceux qui ont commencé à travailler à 14-15 ans.
Mais, sur un plan structurel, c’es-à-dire pour ce qui est des grandes masses, des tendances lourdes, que pourrait-il faire ? Sans vouloir être pessimiste ni irrespectueux, il lui faudra attendre sa rencontre avec Me Merkel pour décider de la suite. La chancelière trouve qu’il envoie un bien mauvais signal à la Grèce en optant pour une renégociation du pacte. C’est tout l’avenir de la zone Euro qui est en jeu.
Mais le nouveau président pourrait aussi nous étonner en se convertissant à la rigueur et à la stabilité, mais accompagnées d’une dose significative de mesures sociales destinées aux plus défavorisées du genre aide accrue aux familles, aux mal logées, aux chômeurs, à la formation professionnelle, à l’aide médicale, aux retraites, à la prise en charge des personnes âgées, etc…
Mais, je le répète, ce n’est pas une tendance lourde, ce qu’il faut, c’est une nouvelle orientation économique du pays. Mais le cadre européen actuel, cela semble très difficile. C’est tout le pari de la démarche. Je le redis en guise de conclusion : l’austérité mieux répartie, des sacrifices plus équitables seront mieux acceptés par la population.
N’oubliez jamais qu’on est en France…
08:50 Publié dans Que va faire, que peut faire François Hollande ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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09.05.2012
Chronique d’une défaite annoncée… Nicolas Sarkozy
Chronique d’une défaite annoncée… Nicolas Sarkozy
Le spectacle offert par les télévisions, me laisse songeur. Tous les puissants d’hier rasent désormais les murs, les journalistes qui courbaient l’échine deviennent insolents, les questions se font plus insistantes, le regard plus appuyé. Toutes ces manifestations humaines, trop humaines, hélas, m’ont rappelé les enseignements du talmud et de la Tora sur la fugacité du pouvoir humain, l’aspect périssable de la puissance et de tous ceux qui en détiennent une parcelle dans notre bas monde.
Mais mon éducation morale m’empêche, m’interdit de piétiner les gens quand ils sont à terre. C’est une fin de règne et l’homme qui a subi ce terrible échec, lequel lui est largement imputable, a tout de même accompli quelques prouesses pour le pays : il a résisté aux différentes crises et a sauvé l’Euro, aux côtés de Madame Merkel.
Sur les dizaines, voire les centaines de sondages effectués depuis près d’un an, aucun ne le donnait gagnant, aucun ne lui prédisait la moindre chance.
Selon mon humble avis, ce sont les qualités ou plutôt les insuffisances psychologiques de Nicolas Sarkozy qui expliquent l’échec qui est retentissant. Un homme qui n’écoute que lui-même, qui a commencé son quinquennat en ignorant tous les autres, qui a qualifié le Premier Ministre de collaborateur, et tant d’autres choses…
Mais existe-il sur terre un seul homme qui ne se trompe jamais ?
09:50 Publié dans WINSTON CHURCHILL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chronique d’une défaite annoncée… nicolas sarkozy |
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08.05.2012
LES LEÇONS D’UN SCRUTIN : LA DEFAITE DE NICOLAS SARKOZY
LES LEÇONS D’UN SCRUTIN : LA DEFAITE DE NICOLAS SARKOZY
Il faut se garder d’avoir raison après coup : c’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui depuis l’échec de Nicolas Sarkozy et l’élection de François Hollande. Un auteur allemand disait déjà que la défaite est toujours orpheline alors que la victoire a, elle, beaucoup de pères.
Il y eut en tout premier lieu un départ trop tardif qui peut s’expliquer par la volonté louable de ne pas se désintéresser de la conduite des affaires de l’Etat dont il avait la charge tandis que François Hollande caracolait en tête des sondages au point d’avoir été indéboulonnable, le moment décisif enfin venu. On se le rappelle : aucun sondage, pas un seul, n’avait prévu la victoire de N.S.
Il y eut ensuite l’attitude assez epu aimable de Marine Le Pen à l’égard de la droite parlementaire. On s’est bien rendu compte que la stratégie des Lepénistes consistait à faire perdre le parti qui leur interdisait de se développer et d’avancer. On peut même dire qu’une partie des voix du FN se sont reportées sur la candidat du PS lui permettant de vaincre.
Il y eut aussi la défection du centre droit, et surtout la décision de François Bayrou de donner son suffrage à François Hollande, sans consigne de vote pour ses électeurs…
Enfin, il y eut la droitisation du discours, même si une majorité de Français pensent qu’il faut s’en prendre à l’immigration et à l’insécurité. La société française est très divisée et la grave crise économique n’arrange pas les choses.
Peut-on se projeter dans un avenir proche ? Si Fr. H. applique son programme à la lettre, le lien entre la France et l’Allemagne sera gravement détérioré, le Bundestag , dans sa majorité, ne supporte plus l’Euro. Et, en effet, en une nuit, en un week end, les Allemands penvent revenir au Mark. Pour la France, un retour au franc serait plus aléatoire, et je m’exprime en termes diplomatiques.
Que va faire Fr. H. ? On peut présumer qu’il fera preuve de prudence et de pragmatisme. Il y aura quelques mesures phare pour ne pas mécontenter sa base et calmer les revendications sociales. Ensuite, ce sera un resserrement du budget de l’Etat sans jamais utiliser le mot de rigueur. Mais il est esclu que Me Merkel accepte cette importante relance de l’économie et de la consommation que l’on préconise de ce côté ci du Rhin.
09:16 Publié dans LES LEÇONS D’UN SCRUTIN : LA DEFAITE DE NICOLAS SA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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06.05.2012
En Syrie
LA SITUATION EN SYRIE
Comme je le disais il y a déjà quelques semaines, le sénateur John Kerry l’a répété de manière cinglante : Kofi Anan a lamentablement échoué dans sa mission en Syrie et, sans le vouloir d’intention première, il a permis à un régime scélérat de profiter de ce laps de temps pour continuer à réprimer à tout va.
Les dernières exactions en date ont eu lieu dans le campus de l’université d’Alep où les troupes du régime ont pénétré , tuant au moins quatre étudiants et en arrêtant plus de deux cents autres.
Le régime ne changera pas ni ne s’arrêtera , il faut changer de méthode. Dans ce contexte, un navire battant pavillon de la Sierra Leone a été arraisonné au large des côtes libanaises. Il est chagré de coneteurs bourrés d’armes destinées probablement à Tripoli pour ensuite être acheminées par la route vers la Syrie.
Comme on a largement dépassé les 10.000 (ce qui est absolument dramatique) les puissances occidentales, avec à leur tête les USA, aidés de la Turquie, envisagent de plus en plus ouvertement l’instauration d’un couloir humanitaire qui sera une zone d’exclusion aérienne, à la frontière syro-turque. Comme cette zone sera défendue par la force armée, il y a lieu de supposer que des brigades entières de l’armée syrienne feront défection puisqu’elles pourront trouver refuge quelque part, sans être vouées à la destruction par l’aviation et donc à une mort certaine.
Décidément , ce printemps arabe n’avait de printemps que le nom : en Libye, les factions armées s’entredéchirent, en Egypte, la lune de miel entre l’armée et les révolutionnaires a volé en éclats, en Tunisie, les islamistes révèlent leur vrai visage…
Quand donc tout cela s’arrêtera-t-il ?
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05.05.2012
Qu’est ce que le harcèlement sexuel ?
Qu’est ce que le harcèlement sexuel ?
Voici un thème qui fait couler tant d’encre en France malgré l’entrée de la campagne présidentielle dans sa phase décisive. Il s’agit d’une décision du Conseil Constitutionnel, instance judiciaire suprême, qui examine si la législation en vigueur est conforme aux principes républicains. Et voici que cette autorité juridique absolument indépendante décide d’annuler la loi sur le harcèlement sexuel au motif qu’elle ne détermine pas avec suffisamment de netteté le champ d’application de la mesure. Du coup, toutes les affaires en cours d’enquête et de procès disparaissent. On comprend l’émoi des associations féministes et des victimes, réelles, celles-là, qui voient leurs agresseurs profiter d’une mesure qui ne visait pas d’intention première à les amnistier…
Qu’en est-il au juste ? Et pourquoi donc le Conseil a-t-il pris cette mesure, dans l’attente que le gouvernement fasse une autre proposition au parlement ? Autant il faut punir sans retenue les gens qui agressent d’autres personnes, femmes ou hommes, autant il faut être sûr de son fait. C’est là que la bât blesse. Hélas, la mesure qui se veut plus juste entraîne tout d’abord une injustice à l’endroit des victimes véritables. Car il y en a, même beaucoup, et ces victimes voient leurs tourmenteurs acquittés, que dis-je ? même dispensés de procès.
Le Conseil a été sensible aux injustices entraînées par cette loi. A travers une affaire récente, on a vu des femmes dire, à tort ou à raison, qu’elles avaient été victimes de viol et de harcèlement sexuel. Ces plaintes sont malheureusement fondées, mais il arrive aussi que de prétendues victimes se jurent la perte d’un homme ou d’une femme, ruinant ainsi sa carrière et sa vie, au seul motif qu’ils ou qu’elles n’ont pas pu de lui ou d’elle ce qu’elles voulaient… Souvenons nous de ce petit fils accusant injustement son propre grand père, avant de se rétracter quelques années plus tard ! Même quand c’est le cas, l’opprobre reste indélébile, comme la malédiction de Caïn.
Il arrive qu’un professeur qui ne note pas bien une personne, un médecin qui délivre pas le médicament qu’on veut, un avocat qui n’agit pas comme on le veut, se voient accusés d’un tel harcèlement. Je me souviens aussi du cas d’un grand chercheur, accusé par sa collaboratrice de harcèlement. Le tribunal l’a acquitté, mais une autre cour aurait pu agir autrement. On connaît la caractère aléatoire des décisions de justice.
On connaît bien moins les dégâts irréparables qu’elles causent…
14:40 Publié dans Qu’est ce que le harcèlement sexuel ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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04.05.2012
Les conséquences du choix de François Bayrou
Les conséquences du choix de François Bayrou
On se demandera jusqu’au bout, et même au-delà, ce qui motive cette détestation, cette haine recuite de François Bayrou à l’égard de Nicolas Sarkozy, aux côtés duquel il a pourtant siégé au gouvernement. Leader jadis respecté du centre, Fr Bayrou s’est retrouvé tout seul après que Nicolas Sarkozy lui avait en 2007 ravi ses troupes, le transformant en un général quitté par son armée. C’est probablement ce cuisant souvenir qui a motivé sa décision, une décision non partagée par les troupes de l’électorat centriste qui est laissé libre de se déterminer.
Il n’en demeure pas moins que le bulletin de Fr Bayrou, glissé dans l’urne dimanche prochain, aura une énorme valeur symbolique : l’ancien chef du centre, de l’ancienne UDF, quitte le candidat de la droite et se reporte sur celui de la gauche qui l’accueille plutôt froidement…
Ce dernier a évité le piège que pourrait lui faire courir un tel soutien qui n’a rien d’un ralliement : le front de la gauche unie pouvant considérer comme un impardonnable crime cette acceptation d’un tel vote, Fr Hollande s’est empressé de le remettre dans ses vraies dimensions, à savoir très limitées ! Il n’a pas l’intention de modifier son programme qui demeure un programme de gauche, il n’a pas, non plus, l’intention de faire rentrer Fr. Bayrou dans son gouvernement.
Il faut prendre acte de la décision de Fr Bayrou, même si cela semble s’apparenter à un suicide politique. Mais la haine partisane (pour reprendre un terme allemande comme Parteihader) prend des proportions inimaginables ! Vous prendre vos voix et vos députés, bref vous émasculer politiquement, c’est bien pire que de vous prendre votre femme… Pardon pour cette comparaison très osée. Je pense vraiment, que, comme dans la mythologie germanique, reprise par Wagner, le héros, condamné par le destin, ne lutte plus contre la fatalité et brûle ses vaisseaux comme le fameux complexe de Hagen … Mais même moi qui ne suis que philosophe, je sais que l’on ne peut faire du ressentiment le socle d’un projet ou d’un combat politique.
Alors quelle sera la suite des événements ? Sans vouloir prophétiser, je doute qu’un tel écart puisse être rattrapé en quelques heures, à moins que se produise le miracle de la brindille sauvée des flammes, ou celui de hanoukka où une fiole d’huile a brûlé dans le temple, détruit par les Romains, huit jours au lieu d’un seul….
Restent pour NS les législatives. Si le résultat de l’élection de dimanche est presque immuable, peut-être pourrait il y avoir une cohabitation…
Maurice-Ruben HAYOUN
In TDG du 4 mai
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03.05.2012
Le débat d’hier entre Nicolas Sarkozy et François Hollande,
Le débat d’hier entre Nicolas Sarkozy et François Hollande,
Ce débat a dû battre des records d’audience, pourtant il fut trop long, confus et entre coupé d’interruptions et de réparties mal équilibrées. Au-delà des deux finalistes, les journalistes responsables de la conduite du débat n’ont peut-être pas été à la hauteur.
J’ai l’impression qu’on a changé d’époque : c’est une habitude bien française, héritée de la république des professeurs et des avocats, de croire qu’une telle confrontation d’idées peut apporter la lumière, décider les électeurs et rendre le champ de manœuvre plus visible. Ce ne fut pas le cas.
On n’en est plus à l’époque des débats entre François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing, ni à l’opposition François Mitterrand et Jacques Chirac. Certaines formules ou réparties de ce temps là sont entrées dans l’histoire… C’est une ère nouvelle, aujourd’hui, les problèmes ont changé de nature, le champ politique s’est diversifié, le parti communiste a disparu, la droite lepéniste s’est rudement fortifiée et l’écologie a fait son apparition. En une phrase, ce n’est plus le même monde.
Pourtant, on sent bien que c’est l’avenir du pays qui se joue, la forme que prendra ou ne prendra pas son identité, sa place en Europe et dans le monde. En une phrase, le bien-être ou la ruine de ses habitants, c’est-à-dire la pérennité du modèle français auquel, personnellement, je ne crois plus vraiment. Je repense à une expression ancienne de VGE, évoquant in petto une forme de société duale»
Et ceci met en cause les élites. Il ne s’agit de désigner un coupable qui servirait de victime expiatoire. Nous n’en sommes plus au temps du règne d’une sorte de culte sacrificiel. Mais il y a un hiatus entre les classes sociales en France. Hier un important diplomate allemand me confiant son admiration pour les élites de notre pays. Il avait raison, mais ces mêmes élites devraient irradier davantage sur le reste de la population qui représente tout de même 95% … Usons d’un euphémisme : ce n’est pas une quantité négligeable !
Alors que je pensais le contraire, je vais finir par croire qu’au fond le débat d’hier n’a pas fondamentalement changé la donne, même si rien n’est joué et que les électeurs se détermineront seuls dans le secret de l’isoloir. Cependant, je n’exclus pas un resserrement de l’écart.
Le seul facteur déterminant, celui qui pèsera lourdement dans la décision finale des votants, c’est la crise. Ceux qui penchent en faveur du candidat du PS ne voient qu’une chose : la crise, l’incertitude de l’avenir, le saut dans l’inconnue et les bouleversements que cela implique pour la vie de chacun. Cette préoccupation est légitime. Mais ce qui l’est moins, c’est (encore une réponse très française) de confondre la crise avec les gouvernants du moment et de leur en imputer la responsabilité. Ceci est injuste.
Mais qui se préoccupe de justice et de vérité ? Dieu certainement, mais pas les forces politiques.
Maurice-Ruben HAYOUN
In TDG du 3 mai 2012
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02.05.2012
Mythes, paraboles et allégories dans la Bible.
Mythes, paraboles et allégories dans la Bible.
CONFÉRENCE A LA MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT
Le 2 mai 2012 à 19 heures
La littérature biblique comporte une diversité de genres littéraires.
Nous avons deux grandes subdivisions réparties entre le judaïsme et le christianisme : la Bible hébraïque, d’une part, et les Evangiles, second testament, d’autre part.
Dans la Bible hébraïque, le canon compte 24 livres : le Pentateuque, les prophètes et les hagiographes. Parmi cette dernière rubrique, nous découvrons une forme de littérature sapientiale, de la sagesse comme le livre des Proverbes, de l’Ecclésiaste, de Job, sans oublier une certaine partie du livre des Psaumes.
Commençons par définir les différentes figures ou genres littéraires que sont les mythes, les paraboles et les allégories .
INSISTER SUR LE SENS QUADRUPLE DE L’ECRITURE
a) mythes.
Veulent généralement rendre compte des origines, avant l’Ecriture de l’Histoire. Veulent nous informer de l’origine du mal, du sens de l’existence, la vie s’arrête-t-elle avec la mort ?
Ce terme est généralement appliqué à la mythologie grecque, à l’Iliade et à l’Odyssée d’Homère qui fut l’instituteur de la Grèce comme Moïse le fut pour la Bible et le judéo-christianisme. Mais peut-on parler de mythes dans la Bible ? Oui et non. Pour les croyants, les récits bibliques n’ont pas l’inconstance des mythes, ne font pas intervenir un panthéon où figurent des héros divinisés. La Bible est considérée comme le document révélé du monothéisme éthique.
Pourtant, cette Bible sur un mythe universel, celui du couple paradisiaque et de la création du monde. Cette cosmogonie est mythique.
Mais le mythe n’est pas qu’un bavardage sans intérêt, il faut l’interpréter allégoriquement pour en extraire une certaine philosophie ou sagesse.
Le mythe apparaît aussi dans le récit de certaines naissances miraculeuses, par exemple celle de Moïse ou de Jésus, où une providence divine particulière accompagne les premiers pas d’un héros appelé à un brillant avenir. C’est ce que Freud nommer le roman familial.
Adam et Eve au paradis.
Caïn et Abel
Depuis le XIXe siècle, on a découvert l’épopée de Gilgamesh avec cette histoire du Déluge et du corbeau envoyé pour constater la baisse des eaux.
La tour de Babel et la confusion des langues
Abraham Sara et la naissance d’Isaac
Sodome et Gomorrhe (visite des trois anges)
Le combat de Jacob avec l’ange
La ‘accession de Joseph à le vice royauté en Egypte : récit mythique de la promotion légendaire d’un Hébreu vendu comme esclave et devenu le maître de l’Egypte.
Moïse et le buisson ardent
Le veau d’or
LES MURAILLES DE JÉRICHO
Combat de David contre Goliath
Daniel dans la fosse aux lions
b) les paraboles
Les récits paraboliques tant dans la Bible hébraïque que dans les Evangiles visent à édifier le lecteur, à lui transmettre par une image ou une métaphore une valeur d’ordre religieux.
Les arbres se donnent un roi Jg 9
Le riche et la brebis du pauvre 2S 12
L’ajonc et le cèdre 2R 14.9s//
La vigne Es 5 ; Jr 2 ; Ez 15 ; 19.10ss La vigne et les aigles Ez 17
La lionne et ses petits Ez 19.1-10
Les deux femmes, les deux alliances.
Epître aux Galates 4 ;24
Jésus, selon les évangiles synoptiques
Jeûne et mariage, vin nouveau, pièce neuve Mc 2.18-22// Béelzéboul et l’homme fort Mc 3.22-27// Le semeur Mc 4.1-9,13-20// La lampe Mt 5.14-16 ; Mc 4.21 ; Lc 8.16 ; 11.33 La semence qui pousse toute seule Mc 4.26-29 La mauvaise herbe Mt 13.24-30,36-43 La graine de moutarde Mc 4.30-32// Le levain Mt 13.33 ; Lc 13.20s Le trésor et la perle Mt 13.44-46 Le filet de pêche Mt 13.47-50 Le scribe disciple et le maître de maison Mt 13.51s Le retour de l’esprit impur Mt 12.43-45 ; Lc 11.24-26 Les ouvriers de la onzième heure Mt 20.1-16 Les vignerons meurtriers Mc 12.1-12// Le figuier Mc 13.28-32// Le sel Mc 9.49s// Les serviteurs qui veillent Mc 13.35-37 ; Lc 12.35-40 L’œil et la lampe Mt 6.22s ; Lc 11.34-36 L’esclave de deux maîtres Mt 6.24 ; Lc 16.13 La paille et la poutre Mt 7.1-5 ; Lc 6.37-42 La maison bâtie sur le roc ou sur le sable Mt 7.24-27 ; Lc 6.47-49 L’esclave impitoyable Mt 18.23-34 L’esclave / l’intendant fidèle Mt 24.45-51 / Lc 12.42-48 Les dix vierges Mt 25.1-13 Les talents / les mines Mt 25.14-30 / Lc 19.11-27 Les moutons et les chèvres Mt 25.31-46 Les deux débiteurs acquittés Lc 7.41-43 Le bon Samaritain Lc 10.30-37 L’ami importun Lc 11.5-13 L’homme riche et ses projets Lc 12.16-21 Le figuier stérile Lc 13.6-9 La première et la dernière place Lc 14.7-14 Les invités au banquet Lc 14.16-24 La tour et le combat Lc 14.28-33 Le mouton retrouvé Mt 18.12-14 ; Lc 15.1-7 La drachme retrouvée Lc 15.8-10 Le fils retrouvé (« le fils prodigue ») Lc 15.11-32 Les deux fils Mt 21.28-32 Les noces Mt 22.1-14 L’intendant infidèle Lc 16.1-9 L’homme riche et Lazare Lc 16.19-31 Le maître et l’esclave Lc 17.7-10 La veuve et le juge Lc 18.1-8 Le pharisien et le collecteur d’impôts Lc 18.9-14 Jésus, selon Jean La nouvelle naissance Jn 3.1-33 Le pain du ciel Jn 6.25-58 Le bon berger Jn 10.1-16 La vigne et les sarments Jn 15.1-6
C) Les allégories bibliques
L’échelle de Jacob, avec ses anges qui montent et descendent.
En conclusion, la Bible ne vise qu à édifier, transmettre une éducation morale et religieuse. Et se sert cet effet de divers genres littéraires comme le machal et son explication, le nimchal.
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L’enquête sur la traque de Ben Laden hier soir, dimanche 1er mai sur ARTE.
L’enquête sur la traque de Ben Laden hier soir, dimanche 1er mai sur ARTE.
J’apprends à l’instant, en regardant la télévision, que le président Obama s’est rendu en Afghanistan, un an jour pour jour après la liquidation du terroriste Ben Laden.. Les journaux insistent sur le côté communication de ce voyage, effectué en catimini, tous feux éteinte t dans l’avion et dans l’aéroport, afin de ne pas exposer le président inutilement..
Mais ce qui est le frappant, c’est que nous avons entendu lors de l’émission sur ARTE d’hier soir, et en particulier les atermoiements des USA lors d’une si longue traque.
Résumons nous : après avoir conquis Kaboul, les Américains, alliés des l’alliance du nord, ont lancé une véritable traque de Ben Laden, qu’ils poursuivirent dans les montagnes de Tora Bora. Et là nous découvrons les ratés de cette hyperpuissance qui se conduit comme un grand enfant.
Des responsables de l’armée et du renseignement Us disent leur déception quant aux occasions manquées, au cloisonnement incompréhensible entre la CIA et le FBI, la quais interdiction d’échanger des renseignements, le refus d’envoyer 800 rangers pour pallier les carences de cette inénarrable armée afghane… Bref, le 11 septembre eût pu être évité si l’on avait agi autrement , d’autant que deux des terroristes de cette journée fatidique, notamment Mohammed Atta, étaient connus de la CIA.
Ce qui est encore plus stupéfiant, ce sont les différents jalons sur la route de Ben Laden qui a organisé tant d’attentats alors que les USA s’interrogeaient sur les voies légales pour l’arrêter et le juger. Cette incroyable légèreté n’a d’égale que la duplicité largement attestée des Pakistanais qui n’ont jamais soutenu les USA de manière franche et massive.
Faut-il faire confiance aux USA ? Faut-il compter sur eux pour assurer sa propre sécurité ? J’en doute, non pas qu’ils n’aient pas les mêmes valeurs judéo-chrétiennes que nous, la même sacralité de la vie, de l’insubstituabilité de l’individu, etc… C’est tout simplement qu’ils ne réagissent pas comme il faut, la où il le faut et surtout au moment où il faut.
A en croire le reportage, Ben Laden aurait pu être neutralisé depuis belle lurette, ce qui aurait évité aux USA un traumatisme inoubliable. C’est leur mentalité. Comment vouloir respecter la légalité face à un terroriste qui s’est juré urbi et orbi votre perte, qui appelle à occire tous les Américains, civils ou militaires ?
En fin de compte, c’est bien Georges Bush qui posera les jalons de cette liquidation de Ben Laden. Mais tout de même, le Pakistan détient la palme de l’infidélité et du mensonge : avoir eu le terroriste pendant des années chez eux à Abbottābād, tout près de la plus grande académie militaire, sans le savoir… C’est incroyable.
08:46 Publié dans L’enquête sur la traque de Ben Laden hier soir,. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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01.05.2012
Un premier mai, pas comme les autres…
Un premier mai, pas comme les autres…
Le fait que la campagne présidentielle se situe au tout début de ce mois de mai 2012 confère à la fête du travail une valeur particulière. En effet, mis à part le front national, les partis ne se montraient en ce jour sacré pour tous les salariés de la terre. On laissait aux syndicats ouvriers et autres le soin de défiler et de défendre des intérêts spécifiques. Cette fois-ci, c’est bien différent.
La nouveauté vient de deux directions : la première est la décision d’un syndicat pro communiste qui a donné une consigne de vote de manière très claire. Jadis, on savait pertinemment pour qui les cadres de la CGT voteraient, c’est-à-dire contre la droite, mais cela n’était pas verbalisé aussi franchement. La deuxième nouveauté est la décision du président candidat d’organiser Place du Trocadéro un gigantesque meeting en faveur du vrai travail…
L’expression peut surprendre mais elle vient bien de Nicolas Sarkozy qui entend ne pas laisser à ses adversaires le monopole de cette journée symbolique. Je l’ai entendu tout à l’heure sur BFM Tv, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin qui a été très offensif, presque agressif. Il faudra d’ailleurs, un jour, revenir sur l’impact des journalistes dans toutes ces campagnes électorales.
Que signifie la notion de vrai travail ? N.S. vise probablement ceux qu’il considère comme des privilégiés, dont le statut est protégé mais qui, en dépit de leur sécurité d’emploi protestent tout le temps. Il y entre 26 et 27 millions de population active dont six sont des fonctionnaires de quelque catégorie que ce soit. Les autres, l’écrasante majorité, travaillent dans le secteur privé et sont donc soumis aux aléas du marché qui, ces derniers temps, fluctuent sans cesse.
Le chômage est une calamité. Il faudra absolument trouver de nouvelles voies pour le résorber et ouvrir des débouchés nouveaux. L’idée de NS de faire voter une loi, s’il est élu, garantissant à chacun le droit à une nouvelle formation professionnelle, est excellente
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30.04.2012
A Ferrare, samedi et dimanche
A Ferrare, samedi et dimanche
Quelle ville, quelle douceur de vivre, quelle élégance et quel raffinement ! Cette Italie du nord est un joyau !
Samedi, nous sommes allés dans la petite synagogue de Ferrare pour la prière du chabbat. C4était minuscule, environ quatorze hommes dont trois petits enfants et un peu plus de femmes.
J’étais assez peine dé voir le judaïsme réduit à une portion si congrue ; il faut dire que l’Eglise catholique, la guerre, la déportation et les conversions se sont chargés de nous conduire à un tel résultat.
Vers la fin de l’office, le rabbin a fait venir deux garçons et une petite fille pour chanter le beau cantique de Adon ‘olam asher malkah (voir à ce sujet mon livre La liturgie juive, QSJ ? PUF, 1996) Ces voix vibrantes m’ont redonné du courage.
Après ce fut la belle réception avec la nuit blanche dans les rues de Ferrare, on a vu les lieux de tournage des Jardins des Fizi-Contini, les lieux où se trouvaient Georgio Bassani et Ferrare by night.
En nous promenant dans les rues du Ghetto juif (comme on dit là-bas), j’ai pou voir l’ancienne synagogue hispano-portugaise, que les expulsés d’Espagne ont investi en novembre 1492 lorsque les catholiques d’Espagne ont signé le décret d’expulsion. Plus d’un demi millénaire.
Le dimanche, ce fut la remise du Prix en présence du Maire de Venise, de celui de Ferrare et des notables locaux. La cérémonie eut lieu dans l’ancienne prison de Ferrare, aménagée en musée culturel juif. Après mon allocution, une vieille dame dit sa volonté de prendre la parole. A la tribune, elle témoigne, elle a vécu dans cette prison neuf années, son père en était le directeur, il lui parlait souvent de Bassani qu’il respectait mais qui était un anti-fasciste… Tout le monde retint son souffle.
On m’a aussi présenté la fille de Bassani, elle vit à Sceaux avec son mari, en France ! Nous avons échangé nos adresses afin de nous revoir à Paris ou à Genève…
17:42 Publié dans A Ferrare, samedi et dimanche | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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28.04.2012
Le Don Giovanni de Ferrare
Le Don Giovanni de Ferrare
C'est l'adresse préférée des gourmets de ferrare ou en visite danc ette charmante petite ville.
Vous y serez accueilli par le charmant et très compétent Marc qui est polyglotte.
Il vous fera déguster toutes sortes d'escellents vins de sa région et surtout vous offrira un champagne bilogique comme vous n'en aurez jamais bu. C'était assez remarquable. Ce restaurant est le seul de la ville à avoir depuis 2003 une étoile au Michelin. Et à l'avoir gardée.
Ne mangeant que du poisson, je ne puis vous parler des mets carnés, mais si ces derniers sont à la hauteur des précédents alors cet établissement est la pardis de la gastronomie.italienne.
Le restaurant est situé non loin du château du duc d'Este. Dans une splendide cour intérieure sous une magnifique verrière.
ALORS VIVE LE dON gIOVANNI ET VIVE mARC DONT L accueil est sensationnel.
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27.04.2012
Ferrare, ses vélos et sa pinacothèque
Ferrare, ses vélos et sa pinacothèque
Là où je me trouve se situe l'ancienne cité médiévale. L'immense château du Duc surplombe la place de la république, véritbale zone piétonne.
Non loin se trouve cette superbe pinacothèque qui renferme des térsors. Jè y étais ce matin. Les tableaux sont extraordinaires mais il y avait trop de représentations religieuses, notamment chrétiennes, le Christ sous toutes ses formes, notamment la crucifixion et la mise au tombeau.
Il y a aussi ceertains tableaux représentant la Vierge à l'enfant et d'autres exclusivement féminins avec que des reproductions de femmes.
Tous ces tableaux remontent à 1400, 1500. Incroyable.
Et nous étions presque seuls à contempler ces trésors.
A côté de cela, j'ai vu des ceènes adorables avec des Italiens qui sont des gens très bien éduqués, très élégants. J'ai encore acheté des choses, pas chers du reste.
Il y avait en face de moi un couple qui prenait lappritif et alors le téléphone sonne l'homme répond et il se met à faire des gestet àparler avec ses mains commes'il était en présence de son interlocuteur. Pour un parisien ou genévois habitué à moins de démonstration, c'est nouveau. Maia aussi, si agrébale.
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